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Une serre au format XXL

Nouvelles maisons 4 façades

Au départ, les propriétaires rêvaient d'un loft aux espaces ouverts et au look industriel. Mais les prescriptions urbanistiques et la parcelle ne s'y prêtaient pas.

LIGNES DE FORCE 1. La construction, au sein d’un domaine boisé, d’une maison presque entièrement vitrée. Les parois fermées se composent de plaques de polycarbonate isolées, pour renforcer l’illusion de transparence totale. 2. La structure de base s’inspire entièrement du volume de la serre. 3. L’isolation a été nettement plus poussée que pour une serre de jardin traditionnelle. 4. L’espace de vie est situé à l’étage ; il s’étend d’une seule pièce et se déploie jusqu’au faîte de toiture, interrompu seulement par une mezzanine au niveau du salon.

ARCHITECTEVerdickt & Verdickt architectes

Le contraste avec la maison de maître qu’ils occupaient autrefois à Jette ne pouvait être plus violent… Rêvant de troquer la ville contre un environnement rural, les propriétaires ont acheté un terrain à bâtir dans un domaine loti, où l’on rencontre quelques chênes séculaires classés. Ces vieux arbres ont été l’élément déclencheur de leur choix pour une habitation ouverte (lisez : transparente).

Les maîtres d’ouvrage voulaient avant tout de l’espace, tant à l’horizontale qu’à la verticale. D’où leur idée d’une habitation loft, avec une zone de vie ouverte à l’étage et une zone sommeil au rez-de-chaussée. Mais le budget et les prescriptions urbanistiques ont fait obstacle à leur projet. En outre, le terrain n’était pas vraiment adapté aux plans imaginés par le couple.

Elément industriel

“A priori, on ne voyait pas trop comment concilier les souhaits de nos clients, leur budget et les prescriptions, raconte l’architecte Carl Verdickt. Nous avons lancé une boutade en disant que c’était une serre qu’il fallait construire.” Les maîtres d’ouvrage se sont regardés et se sont écriés : “Génial !” Et de fait, une serre présente des proportions idéales et s’inscrit dans le cadre des prescriptions urbanistiques traditionnelles – notamment la toiture inclinée obligatoire.

Cerise sur le gâteau, elle offre aussi un élément industriel. En utilisant avec cohérence les dimensions standard, la serre s’alignait sur le budget disponible. L’obligation de construire une toiture en bâtière ne représentait plus un problème, puisque les deux versants s’inscrivaient dans les formes de la serre.

Squelette simpleLes architectes ont conçu la maison dans une forme simplifiée : un plan parfaitement rectangulaire (9,64 x 12 mètres) sur deux niveaux, sans la moindre saillie ni le moindre retrait. Le niveau supérieur – le premier étage – s’ouvre en un grand espace unique, qui se prolonge jusqu’au faîte du toit et n’est interrompu que par une mezzanine au-dessus du coin salon.

Le rez-de-chaussée a été aménagé en trois chambres à coucher, une salle de bains et un local technique. La cave procure suffisamment d’espace de rangement. Habiter à l’étage garantit une vue imprenable sur le jardin. Une terrasse avec balustrade métallique a été prévue sur la droite de la maison, au-dessus du carport. Une terrasse qui se veut presque absente, en raison des matériaux utilisés. De là, un escalier extérieur permet d’accéder au jardin.

Le squelette du gros oeuvre est très simple : une structure portante en métal formée de colonnes et de poutrelles, et un mur-rideau garni de verre et de polycarbonate. À quelques détails près, cette structure est entièrement calquée sur la construction d’une serre ; elle a d’ailleurs été réalisée par un constructeur de serres professionnel.

Sofie De Vriese

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