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Une maison sur pilotis

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Construire en zone inondable, ce n’est pas simple. Et ce n’est pas l’architecte Delphine Deceuninck qui nous contredira. À Drongen, à l’ouest de Gand, elle a construit une maison sur pilotis. Un projet moderne et particulièrement éco-énergétique.

Un projet contraignant

L’urbanisme imposait une contrainte de taille aux maîtres d’ouvrage : le sol devait se situer à 30 cm au-dessus du plus haut niveau d’inondation jamais atteint, le niveau de la maison se retrouvant ainsi à 1,10 m de celui de la rue.

Et le risque d’inondation n’était pas le seul problème… Il fallait aussi tenir compte de la faible portance du sol. Les architectes ont donc imaginé une structure porteuse reposant sur le principe de la construction sur pilotis, avec des colonnes en acier profondément enfoncées dans le sol.

Objectif énergétique

Le bureau d’architecture denc!-studio est spécialisé dans la construction durable. Et cet aspect ne fait pas défaut ici. « Avec un niveau E de 10, notre maison est quasi neutre en énergie. L’isolation est très poussée, l’enveloppe constructive est parfaitement étanche. Les murs font de 40 à 45 cm d’épaisseur, avec 18 cm d’isolant PUR. Il y a également 18 cm de PIR en toiture, et 20 cm de PUR au sol. »

« Nous avons également accordé une grande attention aux techniques, poursuit le propriétaire. Nous avons fait installer un système de ventilation D. L’échangeur de chaleur utilise la chaleur de l’air intérieur évacué pour réchauffer l’air frais entrant. En été, cet échangeur est éteint. La nuit, nous ouvrons les fenêtres pour rafraîchir la maison. La température à l’intérieur ne dépasse jamais 25 °C. »

Outre le système de ventilation, les maîtres d’ouvrage ont aussi fait installer des panneaux solaires et une pompe à chaleur géothermique. « Cela représente un fameux budget, mais on le récupère vite. Les panneaux solaires sont amortis en 7 à 8 ans, et il faut compter environ 15 ans pour la pompe à chaleur. En outre, cela apporte un confort considérable. La pompe à chaleur nous permet de chauffer, mais aussi de rafraîchir la maison. En effet, en été, nous inversons le système. »

En harmonie avec l’environnement

Une maison en pleine verdure doit se fondre dans son environnement. C’est la raison pour laquelle les maîtres d’ouvrage ont opté pour un bardage composé de planches de padouk et de plaques de fibres-ciment.

Les maîtres d’ouvrage voulaient que leur maison soit très lumineuse. Il y a donc de grandes baies vitrées à l’arrière, plein sud, avec une vue sur la réserve naturelle. « Les fenêtres coulissantes du séjour s’ouvrent entièrement, précise fièrement le propriétaire. Nous les utilisons beaucoup. Nous avons voulu un débordement au-dessus de la fenêtre du séjour. Cela nous apporte de l’ombre en été, sans bloquer le soleil en hiver, lorsqu’il est plus bas. Même lors des journées plus froides, il fait assez chaud que pour ouvrir les portes-fenêtres. »

Réalisation denc!-studio

Texte Anja Giegas
Photos Luc Roymans

Découvrez le reportage complet dans Je vais Construire n° 418.

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