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Une maison sur le port

Rénovations mitoyennes

L'architecte Basile Graux et sa compagne Lynn ont jeté leur dévolu sur le site de l'avant-port de Gand, qui est à leurs yeux un endroit idéal pour vivre.

L’architecte Basile Graux et sa compagne Lynn ont jeté leur dévolu sur le site de l’avant-port de Gand, qui est à leurs yeux un endroit idéal pour vivre. Le bâtiment d’angle du XIXe siècle fut donc transformé par le bureau d’architecture GRAUX & BAEYENS en une magnifique et lumineuse demeure dotée d’une vue imprenable sur l’eau.

L’architecte-propriétaire, Basile Graux, cherchait impérativement un bâtiment d’angle, pour la luminosité et le défi architectural. Lorsqu’il découvrit cette bâtisse du XIXe siècle dans l’avant-port de Gand, il en étudia aussitôt les alentours ; cela lui suffit pour se décider, sans même avoir visité l’intérieur. Un bâtiment d’angle représente un potentiel inouï pour la mise en oeuvre d’une maison lumineuse, étant donné qu’on a trois façades dotées de fenêtres. En même temps, il s’agissait là d’un bel exercice de réflexion, précisément en raison de la superficie restreinte du bâtiment et de sa forme biscornue en trapèze.

Un manteau noir

À la base du concept, il fallait toucher le moins possible à l’ancienne enveloppe de la maison, son manteau. Au bout du compte, on n’a pas pu conserver le crépi d’origine, parce que les façades avaient été mal entretenues. On a donc éliminé le crépi et chaulé la brique de façade en noir. Quant aux ajouts, il s’agit de deux nouvelles perforations dans la façade : une paroi vitrée pivotante servant d’entrée et, à l’étage, une baie presque carrée d’environ 2,50 mètres de côté, qui se projette en avant sur le pan de façade. À hauteur du second étage, une portion a été prélevée dans le volume pour créer une terrasse de toit à l’abri de l’ancienne façade.

La maison a été entièrement vidée de ses entrailles et dotée de nouveaux volumes vêtus de blanc. “Autrefois, les gens gardaient toujours les tentures fermées dans le séjour, pour préserver leur intimité, raconte Basile Graux. Nous ne voulions pas de rideaux, parce qu’ils cachent aussi la vue et filtrent la lumière. Mais pour éviter les regards indiscrets, nous avons chamboulé le programme : espaces de nuit au rez-de-chaussée, séjours aux étages.”

Sofie De Vriese

Consultez le numéro 353 de notre magazine Je Vais Construire pour plus d’infos.

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