Un poêle peut-il suffire pour chauffer une habitation Q-ZEN ?

Un poêle peut-il suffire pour chauffer une habitation Q-ZEN ?

Énergie, Poêles et inserts

Une habitation Q-ZEN n’étant pas l’autre, on ne peut répondre de manière univoque à cette question. Explications.

Qu’est-ce qu’un bâtiment Q-ZEN ?

Un bâtiment rencontrant les exigences Q-ZEN n’est pas un bâtiment passif qui peut se contenter d’une petite chaufferette pour rencontrer ses besoins en chauffage. La norme Q-ZEN, imposée pour tout bâtiment neuf construit en Wallonie dès 2021, résulte d’une évolution des exigences PEB actuelles et se traduit par une réduction d’environ 30 % de la consommation caractéristique annuelle en énergie primaire du bâtiment.

© T. Van de Velde/Arch. T. Jadoul

Cette consommation regroupe bien évidemment les besoins en chauffage des pièces mais également les besoins en eau chaude sanitaire (ECS) et en refroidissement, tout en tenant compte des économies d’énergie assurées par une éventuelle installation photovoltaïque…

Il est donc possible de rencontrer de différentes manières les exigences Q-ZEN. Ainsi, l’intégration d’une installation photovoltaïque de 2 kW sur une maison répondant aux exigences PEB actuelles vous permet de facilement rencontrer la future norme Q-ZEN, sans rien changer à la qualité de l’enveloppe ni à la performance du système de production de chaleur (chauffage et ECS).

Peut-on chauffer un bâtiment Q-ZEN uniquement avec un poêle ?

Dès lors, on ne peut répondre de manière univoque à la question de savoir s’il est possible de chauffer une habitation Q-ZEN avec un poêle. Cela dépendra surtout de la manière d’atteindre le standard Q-ZEN.

© Bodart & Gonay

Si l’on désire chauffer son habitation avec un poêle central, il conviendra de bien renforcer la qualité de l’enveloppe du bâtiment – une bonne isolation et une très bonne étanchéité à l’air – et de profiter des gains solaires passifs en hiver, tout en gérant la problématique des ombrages afin de lutter contre la surchauffe en été… Une attention particulière sera également apportée au système de ventilation. Il faudra opter pour un système double flux centralisé, équipé d’un échangeur de chaleur afin de récupérer la chaleur contenue dans l’air extrait et de la transférer à l’air neuf qui rentre dans le bâtiment. On évitera ainsi de refroidir les pièces qui ne sont pas directement sous l’influence du poêle central. Ce système de ventilation centralisé répartira également quelque peu la chaleur entre les différentes pièces. Pour ce faire, une bouche d’aspiration sera disposée proche du poêle afin de récupérer davantage de chaleur dans cette pièce pour la distribuer au mieux dans l’ensemble de la maison, via l’échangeur de chaleur.

Sachez toutefois que cette solution ne constitue en rien un système de chauffage central à air chaud. Les débits d’air ne sont pas suffisants.

La position du poêle dans le bâtiment est également importante. Il faut que son rayonnement puisse atteindre le plus directement possible un maximum de pièces où le confort thermique est requis.

Le problème de l’eau chaude sanitaire

Reste le problème de la salle de bains, une pièce dans laquelle la température de confort est supérieure durant un court laps de temps. Le poêle ne pourra fournir ce surcroît de chaleur. Il faudra donc se tourner vers un petit chauffage électrique d’appoint, une solution néfaste pour la PEB.

Enfin, vous devrez vous équiper d’un autre appareil pour produire l’ECS. Un chauffe-eau thermodynamique semble alors tout indiqué !

Benoît Bilocque – Econologic

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