Transformer le grenier en espace à vivre : une réflexion en 5 étapes

Transformer le grenier en espace à vivre : une réflexion en 5 étapes

Aménagement du grenier, Intérieur

Vous manquez d’espace dans votre maison ? Avant d’envisager la construction d’une extension, faites un petit tour dans votre grenier. De nombreux espaces sous toiture sont peu ou mal exploités, alors qu’ils regorgent de possibilités. La réussite de votre projet d’aménagement demande toutefois de se poser les bonnes questions au préalable.

Votre grenier est-il assez grand ?

Les versants de toiture réduisent inévitablement la surface au sol réellement habitable. La zone exploitable dépendra principalement de la déclivité de la pente de toiture. On considère qu’il faut une hauteur minimale de 2,10 m pour pouvoir se tenir confortablement debout. Il n’est toutefois pas nécessaire de disposer partout de cette hauteur. Les zones plus basses (1 m ou 80 cm) peuvent accueillir des fonctions où l’on est assis ou couché. Quant aux espaces perdus sous pente, ils peuvent intégrer des armoires de rangement pour rentabiliser au maximum le volume disponible.

La structure est-elle suffisamment stable ?

Si l’espace disponible permet l’aménagement du grenier, l’étape suivante – l’une des plus importantes – consiste à contrôler l’état de la charpente et du plancher. La charpente est-elle stable et saine ? Le plancher peut-il supporter les nouvelles charges (cloisons, mobilier, baignoire…) ?

« Il est intéressant de profiter des travaux pour placer une isolation acoustique au niveau du plancher, afin de limiter les bruits d’impact à l’étage inférieur. »

Il est indispensable de prendre conseil auprès d’un expert qui examinera s’il est nécessaire de prévoir des renforts ou de traiter la charpente, ou encore de renforcer le plancher.

Le grenier est-il accessible ?

Si la structure est en bon état et que l’espace est suffisant pour aménager les combles, encore faut-il pouvoir y accéder. Il est rare qu’un escalier digne de ce nom soit déjà installé. Il faut donc en prévoir un, ce qui aura un impact inévitable sur le niveau inférieur. Dans le meilleur des cas, on peut le superposer à la cage d’escalier existante ou l’intégrer dans un dégagement assez spacieux. Mais il est parfois nécessaire de sacrifier une pièce ou une partie de pièce, avec les travaux supplémentaires que cela implique.

D. Brebels
De Gouden Liniaal Architecten

D’autre part, pour éviter de se cogner la tête, il est indispensable de vérifier l’échappée, c’est-à-dire la hauteur de passage entre les marches et le plancher supérieur. Pour un escalier domestique, celle-ci doit être supérieure à 1,90 m.

La toiture est-elle isolée ?

L’isolation thermique est indispensable pour assurer le confort des nouveaux espaces sous toiture, été comme hiver. Or les anciens greniers sont rarement isolés ou ne le sont pas suffisamment. Les murs peuvent aisément être doublés par l’intérieur avec une contre-cloison isolée. Quant à la toiture, deux solutions sont possibles : isoler par l’intérieur ou par l’extérieur. La première option est la plus simple à mettre en œuvre et la moins coûteuse.

Si la couverture est en mauvais état et doit être remplacée, il peut être intéressant d’isoler la toiture par l’extérieur avec des panneaux rigides, selon la méthode sarking. Cette option demande plus de travaux et un budget conséquent mais elle permet d’optimiser l’espace habitable et offre la possibilité de laisser la structure apparente.

Quoi qu’il en soit, il est indispensable de disposer d’une sous-toiture du côté extérieur, et d’un pare-vapeur placé de façon parfaitement étanche du côté intérieur. Ces deux membranes protègent respectivement l’isolant de l’humidité extérieure et de la condensation intérieure.

Comment amener la lumière ?

L. Brandajs
Architecte Audrey Denoël

Fenêtres de toit, lucarnes, baies dans les pignons, verrières… les possibilités sont nombreuses pour éclairer les combles. Pour que le volume soit suffisamment éclairé, on considère généralement que la surface vitrée doit être comprise entre un sixième et un huitième de la surface au sol.

À dimensions égales, une fenêtre de toiture apporte plus de lumière qu’une lucarne. Il est possible de placer plusieurs fenêtres de toit côte à côte et/ou l’une au-dessus de l’autre dans l’esprit d’une verrière. Une verrière zénithale au niveau du faîte est une solution idéale pour éclairer une zone centrale mais sa mise en œuvre et son entretien ne sont pas aisés.

Les lucarnes présentent l’avantage d’offrir des vues verticales, plus agréables pour observer le paysage, mais elles nécessitent des travaux plus importants et une demande de permis d’urbanisme.

Enfin, si le pignon n’est pas mitoyen, il est également possible d’y créer une ouverture, à condition de demander l’autorisation et de respecter le code civil qui prévoit qu’aucune vue directe ne peut être créée à moins d’1,90 m de la limite de propriété.

 

Texte Marie Delooz

 

 

 

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