Quel avenir pour les chaudières à mazout ?

Quel avenir pour les chaudières à mazout ?

Chauffage central, Énergie

Le pacte énergétique entre l’État fédéral et les Régions envisage de stopper la commercialisation des chaudières à mazout en 2035. C’est bien la vente de chaudières qui sera interdite à cette date, pas leur utilisation ! Cette précision change tout pour les ménages qui se chauffent au mazout. Ils pourront en effet continuer à le faire jusqu’aux environs de 2050…

La disparition des chaudières à mazout est inéluctable. Mais en Belgique, trois Régions, cela signifie trois timings différents…

Région de Bruxelles-Capitale

Vu la durée de vie relativement longue des chaudières à mazout, la Région bruxelloise veut avancer cette échéance à 2025. De plus, le remplacement du mazout par une autre énergie (pompe à chaleur, chaudière gaz à condensation…) donnerait droit à une prime spécifique entre 2021 et 2025.

Flandre

En Flandre, le débat sur l’interdiction des chaudières à mazout dès 2021 a suscité bien des remous.
Le ministre en charge a dû préciser que le gouvernement flamand n’avait pas décidé d’arrêter totalement la vente de chaudières à mazout, mais bien de l’interdire dans les constructions neuves et les rénovations énergétiques profondes. La date de 2035 s’appliquerait toujours pour les autres habitations.

Wallonie

La Région wallonne s’est pour sa part alignée sur le calendrier fédéral de 2035. Elle compte en effet de nombreuses zones rurales non reliées au réseau de gaz, solution de remplacement privilégiée.

 

Que faire de votre ancienne chaudière à mazout lorsque vous changez de combustible ?

La mise hors service définitive d’une citerne à mazout est une mesure légale si l’on change de combustible. Cette intervention doit être effectuée par un professionnel agréé. La procédure à suivre varie légèrement d’une Région à l’autre mais peut globalement se résumer comme suit :

1. vidange, nettoyage et dégazage ;

2. évacuation des déchets (restes de combustible, boues…) ;

3. évacuation de la cuve (et remblai de la fosse en cas de citerne enterrée).

Si la cuve ne peut être évacuée (cuve inaccessible, par exemple), il faudra procéder à son inertage, c’est-à-dire à sa condamnation définitive, en la remplissant par exemple avec du sable ou avec une mousse de polyuréthane projetée. Comptez de 1 000 à 2 500 euros, hors TVA, selon la capacité de votre citerne et l’intervention requise.

Vous recevrez ensuite un certificat attestant que l’installation a été assainie conformément aux normes légales. Conservez-le bien. Renseignez-vous également auprès de votre commune pour savoir si vous bénéficiez d’une prime pour l’enlèvement ou la neutralisation de votre citerne.

Texte Benoît Bilocque

Photo © Viessmann

 

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