Les différents textiles domestiques

Les différents textiles domestiques

Intérieur, Matériaux

Rideaux, tapis, panneaux muraux... Les textiles sont multiples et leurs qualités variées. Tout dépendra du matériau utilisé. Mais qu'en est-il de leur durabilité, de la sécurité incendie et de leur entretien ? Tour d'horizon des différents types de textile domestique.

Les caractéristiques des divers textiles dépendent à la fois de la technique de fabrication, mais aussi du type de fibres utilisées : naturelles, d’origine animale ou végétale, ou synthétiques.

Les fibres naturelles

> La laine provient des moutons. Il s’agit là d’un matériau qui vieillit bien, et dont l’aspect est confortable. Très élastiques et résistantes aux taches, ses fibres absorbent aisément l’humidité, brûlent lentement et sont autoextinguibles. La laine présente néanmoins une résistance moyenne à l’usure et ne résiste pas bien à la lumière du soleil. La présence d’insectes peut par ailleurs poser problème. Et son prix est nettement plus élevé que d’autres types de textiles.

> La soie, qui provient des vers à soie, présente des fils plus fins et plus lisses que la laine. Elle possède la même élasticité, tout en étant plus solide. Ses fibres brûlent lentement et s’éteignent d’elles-mêmes dans la plupart des cas, une fois la flamme éteinte. Les étoffes en soie absorbent bien l’humidité, sans être humides au toucher. Si la soie craint peu les moisissures et les mites, sa résistance à l’usure est moyenne, et elle est sensible aux rayons du soleil.

> Le coton provient du plant de coton. Cette fibre est plus solide que le laine, mais un peu moins que la soie. Pas vraiment élastique, le coton est inflammable et continue à brûler même lorsque la flamme est éteinte. Il résiste moyennement à la lumière du soleil et à l’usure.

> Le lin est fabriqué à partir de la plante éponyme. Très agréables au toucher, les fibres de cette étoffe ont une surface lisse, laissent peu passer la poussière et sont un peu plus solides que la soie. Le lin est néanmoins inflammable, et continue à brûler lorsque la flamme est éteinte. Il résiste moyennement à la lumière du soleil et à l’usure.

Alpaga © Casalis

> Le jute est fabriqué avec la fibre libérienne des plantes et constitue, après le coton, l’une des fibres naturelles les plus utilisées, ce qui explique son prix relativement bas. Plus brut au toucher que le lin, le jute est très utilisé pour le dossier des tapis. Il présente de bonnes propriétés thermiques et acoustiques.

> Le coco fait partie, tout comme le jute, des fibres végétales abordables. Également assez brut, ce matériau est antistatique, bactéricide, facile d’entretien et antibruit. Malheureusement, il brûle facilement.

> Le sisal est une fibre végétale un peu plus coûteuse, notamment en raison des techniques de filage complexes. Ce matériau est très doux et joliment brillant. Électrostatiquement neutre, il est solide et résistant à l’usure.

Il existe de nombreuses autres fibres naturelles: l’herbe à éléphant, le chanvre et le kapok, ainsi que le varech et les fibres des plants d’ananas et de bananiers. Au rayon des fibres animales, ajoutons, entre autres, la laine d’alpaga, le cachemire et la laine de yak.

Lire aussi > Les textiles domestiques: plus qu’une simple décoration

Fibres synthétiques

L’offre de fibres synthétiques est encore plus vaste. Celles-ci sont produites à l’aide de composés chimiques et à des fins biens spécifiques. Il s’agit là de produits industriels, ce qui signifie que ces fibres présentent une qualité constante et sont dans de nombreux cas, moins coûteuses que les fibres naturelles.

Les fibres synthétiques présentent une meilleure résistance à l’usure et à la déformation, sont plus faciles d’entretien et ont une plus grande durée de vie. Certaines variétés sont toutefois très inflammables. Signalons également qu’elles attirent la poussière en raison de l’électricité statique. Leur résistance peut être, dans une certaine mesure, adaptée lors du processus de production.

Polyamide © Balsan

> Le polyamide est la fibre synthétique la plus populaire. Le nylon, que tout le monde connaît, est une fibre polyamide. Ce matériau est élastique et possède une excellente résistance à l’usure. Et sa solidité dépasse aisément celle des fibres naturelles. Le polyamide brûle lentement; il fond et est généralement autoextinguible. Son inconvénient est de mal résister à la décoloration.

> Le polyester est plus élastique et tout aussi résistant que le polyamide, et possède les mêmes atouts que ce dernier. Il brûle très lentement et fond. Dans la plupart des cas, il s’éteint de lui-même. Ses fibres, qui résistent bien à la décoloration, sont souvent combinées au coton.

> Le polypropylène est tout aussi élastique que le polyamide, avec une résistance à l’usure similaire. En cas d’incendie, il fond, mais n’est pas auto – extinguible. Sa résistance à la décoloration est meilleure que celle du polyamide et du polyester. Ce matériau résiste bien aux taches et à la putréfaction, et n’est pas vraiment source d’électricité statique.

Polypropylène © Ikea

> Le polyacrylique est peu élastique, et résiste moyennement à l’usure. Cette fibre synthétique est moins solide que la soie, le lin ou le coton. Un autre inconvénient concerne son inflammabilité, mais ce matériau présente l’avantage d’être peu sensible à la décoloration. Il convient à merveille pour imiter la laine, et résiste aux mites et aux insectes.

Les fibres synthétiques étaient déjà utilisées avant la Seconde Guerre mondiale, et le secteur bouillonne toujours d’activité. Les biopolymères sont une nouveauté intéressante, en remplacement des actuelles fibres à base de pétrole. La nanotechnologie gagne, elle aussi, en importance. En intervenant au niveau atomique, les fabricants parviennent à rendre leurs étoffes antisalissantes ou plus résistantes aux moisissures.

Texte Wim Deloof
Photo Balsan

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