Les critères d’une maison passive

Les critères d’une maison passive

Énergie

Pour être labellisé « Bâtiment passif », un logement doit répondre à une liste de critères techniques très stricts. Mais quels sont-ils ?

Un résultat global

Un bâtiment n’est pas déclaré passif parce qu’il répond à un mode constructif spécifique ou à une forme d’habitation particulière. Ce n’est pas non plus un bâtiment qui doit être équipé de tel ou tel système de chauffage ou de ventilation, ou mettre en œuvre des isolants écologiques. Non, c’est le résultat global du bâtiment qui est évalué, même si de grands principes de conception et une grande qualité de travail (nœuds constructifs, étanchéité à l’air…) doivent être respectés pour décrocher le fameux label.

Un maximum de 15 kWh/m² par an

Le premier critère à rencontrer est le besoin en énergie de chauffage. Celui-ci est de maximum 15 kWh/m².an. Cela représente 1,5 litre de mazout ou m³ de gaz par mètre carré par an, ce qui équivaut à environ 1 euro/m² de plancher chauffé. Les frais de chauffage d’une maison de 200 m² habitables sont donc limités à quelque 200 euros par an !

Cette valeur de 15 kWh/m² par an est obtenue grâce à un calcul réalisé au moyen du logiciel PHPP (version 2007 ou plus récente), suivant les recommandations du vadémécum en vigueur au moment de la demande de permis d’urbanisme du bâtiment ou d’une version plus récente. À noter que la Région bruxelloise dispose toutefois de son propre logiciel de calcul PEB.

L’étanchéité à l’air

© Isoproc

Votre bâtiment doit également présenter une très grande étanchéité à l’air. Cela signifie que les fuites d’air dans l’enveloppe du bâtiment doivent être réduites au maximum. Le taux de renouvellement d’air mesuré à une différence de 50 Pa (noté n50) doit être inférieur ou égal à 0,6 vol/h. Cette valeur doit être validée par un test d’infiltrométrie, également connu sous le nom de « blower door test ». Celui-ci mesure la perméabilité à l’air du bâtiment, hors ventilation.

Le respect de ce critère nécessite une attention toute particulière à la mise en œuvre des matériaux et la prise de mesures spécifiques (membranes d’étanchéité…). Le nombre de percements de l’enveloppe sera également limité au maximum.

Éviter la surchauffe

Enfin, pour éviter le recours à une climatisation, il convient de porter une attention toute particulière au risque de surchauffe. Le temps de surchauffe dans le bâtiment (température supérieure à 25 °C) doit être inférieur ou égal à 5 %.

Bien sûr, un bâtiment passif doit aussi répondre aux critères PEB en vigueur pour toute nouvelle construction. Les différentes valeurs (Umax, niveau K ou S, niveau E…) doivent être respectées. Mais cela ne pose en principe aucun problème dans les bâtiments passifs.

 

Benoit Bilocque – Econologic

Photo d’ouverture © Sandy Macharis/Architectenbureau K5

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