La post-isolation d’un toit plat par l’extérieur

La post-isolation d’un toit plat par l’extérieur

Extérieur, Gros œuvre, Isolation, Toitures et façades végétales

Un toit mal isolé est le plus grand consommateur d'énergie de la maison. Un toit en pente existant peut souvent être isolé par l'intérieur. Il est préférable, en revanche, d'isoler un toit plat par l'extérieur.

Pourquoi par l’extérieur ?

Selon le Centre scientifique et technique de la construction (CSTC), seules deux méthodes sont réellement adaptées pour éviter les problèmes de condensation avec un toit plat :

  • une toiture chaude dont l’isolation thermique est située entre l’étanchéité et le support de toiture ou son éventuel écran pare-vapeur;
  • une toiture inversée dont l’isolation thermique repose sur l’étanchéité (qui fait également office d’écran pare-vapeur). Par-dessus, il y a une couche de ballast, par exemple des cailloux.

Les deux options présentent l’avantage que le pare-vapeur, qui vient sous l’isolant, peut reposer sur un support fixe continu, comme des panneaux OSB (dans le cas d’une ossature en bois) ou des hourdis en béton. Il est également possible d’isoler un toit plat par l’intérieur, par exemple avec de l’isolant en laine minérale et un pare-vapeur. Toutefois, en raison du risque d’erreurs de mise en œuvre, cela n’est conseillé que si l’isolation par l’extérieur n’est pas possible.

Toiture inversée

Si l’étanchéité de votre toiture est en bon état, vous pouvez envisager un toit inversé. Cette solution est plus coûteuse, mais présente l’avantage que l’étanchéité de la toiture reste mieux protégée contre les intempéries et autres influences. De plus, si vous prévoyez d’installer des panneaux solaires ou des capteurs solaires, c’est intéressant car vous courez moins de risques de dommages mécaniques lors de leur installation ou de la maintenance.

Mais un toit inversé n’est pas toujours faisable. Vous ne pouvez travailler qu’avec des panneaux isolants XPS résistants à l’eau et à la pression. Ceux-ci isolent moins bien que le PUR ou le PIR, il faudra donc une couche plus épaisse pour obtenir la valeur d’isolation souhaitée. En outre, vous devrez également tenir compte de la couche de ballast, ce qui signifie que vos élévations de toiture devront être suffisamment hauts. Pour les avant-toits et les raccordements au mur, cela ne pose pas de problème. Mais les fenêtres de toit ou autres ouvertures d’accès posent parfois des problèmes, à moins que vous ne les remplaciez également.

… ou toiture chaude

C’est certainement la solution la plus courante. L’étanchéité de votre toiture existante reste en place et sert de pare-vapeur pour la nouvelle couche d’isolation. En matière d’isolation, les possibilités sont nombreuses, des panneaux rigides en laine minérale aux alternatives écologiques telles que la laine de bois ou le liège. Si vous souhaitez limiter l’épaisseur, les panneaux isolants en PUR ou PIR sont un bon choix.

Pour vous donner une idée : pour respecter une valeur d’isolation de 0,24 W/m²K, ce qui est à peu près le minimum pour les constructions neuves et les rénovations énergétiques, il faut compter sur une épaisseur d’isolation de 10 cm si vous choisissez le PIR ou le PUR, et de 15 cm dans le cas de la laine minérale.

Texte Tom Mondelaers
Photo Recticel 

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