La performance d’une pompe à chaleur

La performance d’une pompe à chaleur

Chauffage central, Énergie

COP, PAC, SPF... Des acronymes à ne pas confondre lorsqu'on évalue la performance d'une pompe à chaleur. Mais que signifient-ils ? Explications.

Erronément, la performance d’une pompe à chaleur est souvent exprimée par son coefficient de performance (COP). Le COP indique le rendement théorique de la pompe à chaleur, mesuré dans des conditions données pour permettre de comparer les différents appareils. C’est le rapport entre la quantité d’énergie transférée par la PAC (chaleur restituée dans le bâtiment) et l’énergie consommée pour réaliser ce transfert (énergie utilisée pour faire fonctionner le compresseur et certains auxiliaires). Par exemple, une PAC qui transfère 3 kWh de chaleur et consomme pour cela 1 kWh électrique, affiche un COP égal à 3. On pourrait donc penser que plus le COP est élevé, plus la pompe à chaleur est performante, mais ce n’est pas tout à fait exact.

De manière générale, le coefficient de performance d’une pompe à chaleur est d’autant plus élevé que la température de la source froide (air, eau, sol) est élevée et que la température de la source chaude (chauffage du bâtiment) est basse. Il ne s’agit donc pas d’une valeur constante. Les variations des températures de la source froide et de la source chaude durant une saison de chauffe ont une influence sur la performance de la pompe à chaleur.

Le COP d’une installation de chauffage par pompe à chaleur n’est donc pas suffisant pour déterminer l’efficacité de celle-ci. Il faut en effet tenir compte d’un facteur saisonnier. Ainsi, de manière théorique toujours, la performance d’une installation sur une saison de chauffe peut être estimée par le facteur de performance saisonnière SPF (Seasonal Performance Factor), défini par des normes européennes. Le SPF est le rapport entre la quantité annuelle d’énergie fournie au bâtiment et celle consommée par la PAC, calculé de façon théorique sur la base du COP instantané aux différentes températures rencontrées. Ce facteur est lié à la consommation effective d’électricité, à la température intérieure demandée et aux températures extérieures mesurées. En Belgique, le SPF d’une pompe à chaleur est généralement légèrement inférieur au COP théorique renseigné par les fabricants. C’est ce SPF qu’il convient de comparer pour évaluer la performance théorique de plusieurs pompes à chaleur.

Bien évidemment, la performance réelle d’une installation de chauffage reposant sur une pompe à chaleur sera inférieure aux données des fabricants. Ceci est lié aux pertes thermiques (échangeurs, canalisations…), aux auxiliaires utilisés en fonction de la source froide exploitée (pompe, circulateur, ventilation…), ainsi qu’à la mise en œuvre de l’installation (dimensionnement, pose…). On parle alors de COP saisonnier. En fonction du type de pompe à chaleur, de la qualité de l’installation et de son dimensionnement, du type de bâtiment…, le COP saisonnier des pompes à chaleur destinées au chauffage des bâtiments varie en moyenne entre 2,8 et 3,5 pour les pompes à chaleur aérothermiques (puisant les calories dans l’air) et entre 3 et 4,5 pour les pompes à chaleur géothermiques et hydrothermiques (puisant les calories respectivement dans le sol et dans l’eau).

Texte Benoît Bilocque – Econologic
Photo d’ouverture Vaillant

Pas trouvé ce que vous cherchiez?

Essayez à nouveau dans notre moteur de recherche.

En relation