Habitat groupé? Voici les pièges à éviter

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L'habitat groupé est une arme idéale contre l'isolement de plus en plus présent dans la société. Même si socialement, ce mode d'habitation alternatif offre de nombreux avantages, il est bon de bien s'arranger dès le début, afin d'éviter les conflits.

Les participants d’un habitat groupé vivent chacun dans leur propre maison, mais disposent de pièces communes telles qu’un jardin ou une salle à manger. Cela permet d’entretenir des liens plus étroits avec les voisins, mais peut évidemment entraîner des discussions.

Attirez un groupe homogène

Jeroen Gaeremynck accompagne des groupes qui souhaitent lancer un projet d’habitat groupé. “Il est bon de mettre une vision sur papier, même quand le groupe n’est pas encore tout à fait formé. Les uns privilégieront l’écologie et l’inclusion par exemple, alors que d’autres s’adressent uniquement aux personnes âgées, aux jeunes ménages ou un mélange des deux. Cela permet d’attirer un groupe homogène de nouveaux habitants.”

Chien qui aboie

Les animaux domestiques font souvent l’objet de discussions. “Ainsi que l’éducation des enfants. Bien que chacun vive séparément, les différents types d’éducation peuvent être source d’irritation. La fréquence des activités communes ou le nettoyage des pièces communes peuvent également faire l’objet de discussions”, affirme Gaeremynck.

“Il est normal d’avoir des discussions. Chacun peut évoluer dans ces discussions, car il existe plusieurs techniques pour les mener à bien. Un groupe a intérêt à toujours chercher le dénominateur commun”, explique le coach en habitat groupé. Un voisin qui est souvent chez lui peut sortir le chien qui n’arrête pas d’aboyer par exemple. Il est bien de fixer des accords clairs.

Regard neutre

“Certains groupes sont très forts, et sont capables de se lancer sans aide. D’autres font appel à un accompagnateur, même quand ils y habitent”, déclare Renée Dekker de l’ASBL Samenhuizen. “Engager un externe peut être utile, car celui-ci apporte un regard neutre sur les évènements.”

Liberté financière

Un projet d’habitat groupé, c’est comme un appartement, mais horizontal. “Dans la plupart des projets, chacun est propriétaire de son habitation. Pour les parties communes, il est conseillé de demander à un expert de déterminer la valeur. Ce prix est alors divisé par le nombre de personnes”, déclare Isabelle Stevens de la Banque Triodos. “Chacun garde donc la liberté de vendre sa partie”.

Pour les coûts communs, on peut créer une ASBL. “Chacun paie un montant à certains moments. Cet argent permet de payer les coûts communs, tels qu’une tondeuse à gazon.”

S’occuper les uns des autres

“Bien qu’il y ait des discussions, il y a toujours des solutions. Les avantages sont plus importants : on brise l’isolement, on se donne mutuellement de l’énergie et on relativise davantage. On aide les autres aussi”, souligne Gaeremynck. On peut veiller sur les enfants des voisins, on se partage les tâches administratives, et il ne faut tondre la pelouse que tous les deux mois. “J’ai visité beaucoup de projets, mais chaque fois je suis ébahi par la bonne dynamique.”

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