Quels frais sur l’achat d’une seconde résidence en Espagne ?

Quels frais sur l’achat d’une seconde résidence en Espagne ?

Actualité, Droit et finances

Vous avez en vue la maison de vos rêves sur la côte espagnole ? Tout comme en Belgique, une série de frais viendront s’ajouter au prix d’achat. Tenez-en compte dans le calcul de votre budget !

Pour de nombreux Belges, l’Espagne demeure le pays de vacances et de l’investissement par excellence. Dans les villes et les zones touristiques surtout, les prix immobiliers sont déjà repartis à la hausse depuis un certain temps et ils semblent aujourd’hui se stabiliser. Entre-temps, de nombreux Belges se sont laissés séduire par le climat agréable et le coût de la vie attractif que l’on trouve en Espagne. À titre d’illustration : l’an dernier, chaque jour, dix de nos compatriotes ont acheté une villa ou un appartement. En 2018 aussi, les agents immobiliers espagnols ont observé un grand intérêt de la part des Belges.

En Espagne également, il faudra tenir à l’oeil les frais supplémentaires liés à l’achat. « Pour une construction neuve, vous payez déjà une TVA de 10 %, à laquelle s’ajoute 1,5 % de droits de timbre », explique Michael Joosen. « Pour l’achat d’un logement ancien, il faut compter des coûts de transfert de propriété, comparables aux droits d’enregistrement en Belgique. »

Le taux habituel des coûts de transfert de propriété se monte à environ 10 % mais les pourcentages peuvent varier d’un endroit à l’autre. L’Espagne est en effet constituée de 17 régions autonomes qui peuvent librement déterminer leur taux. À Murcie, par exemple, vous payez un tarif fixe de 8 % alors qu’à Valence, on compte 10 %. L’Andalousie, pour sa part, applique un tarif progressif qui commence à 8 % et augmente en fonction de l’importance de votre achat.

Rôle du notaire

Le notaire espagnol vous coûte au maximum 1 % de la valeur de la vente. Sachez que son rôle est très sommaire. Michael Joosen : « Contrairement à son collègue belge, il a beaucoup moins de responsabilités et d’obligations. Sa tâche se limite à contrôler qui sont les parties contractantes et, éventuellement, qui est le propriétaire légal du bien. L’acte notarié espagnol n’offre donc pas de garanties suffisantes. Il faut vous faire accompagner par un avocat. »

« Il faut savoir également qu’en tant qu’acheteur belge d’un bien immobilier en Espagne, vous êtes tenu de procéder à une retenue de 3 % du prix d’achat si le vendeur n’est pas un résident espagnol », fait remarquer Michael Joosen. « Ce pourcentage devra être versé aux services locaux des contributions. Ce montant sert d’acompte à l’impôt sur la plus-value immobilière que le vendeur devra payer.»

En outre, vous devrez également retenir une taxe supplémentaire, à savoir la taxe sur la plus-value cadastrale, calculée sur la valorisation du terrain. Son montant varie selon la commune, la valeur cadastrale du bien et le nombre d’années durant lesquelles le vendeur a été propriétaire du bien. Attention, si le vendeur est un non-résident, c’est à l’acheteur de s’acquitter de cette taxe.

Texte : Roel Van Espen

© photo: 123immobilier.es

Pas trouvé ce que vous cherchiez?

Essayez à nouveau dans notre moteur de recherche.

En relation