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Flotter en intérieur d’îlot

Rénovations mitoyennes, Reportages

Pour intégrer harmonieusement son bureau d’architecture à son habitation, Philippe le Bussy a imaginé une nouvelle extension. Un volume léger qui semble se poser sur la cuisine généreusement vitrée, voire flotter lorsque tout est ouvert…

Ce qui a séduit l’architecte Philippe le Bussy et sa famille dans cette maison de maître ? Le charme de l’ancien, les moulures, le sol en mosaïque dans le hall d’entrée, le vieux parquet dans les pièces de vie. Les belles hauteurs sous plafond et les grandes ouvertures vers l’extérieur. Comme souvent, le plan avec trois pièces en enfilade avait été prolongé par une extension accueillant la cuisine.
C’était en 2005. Le temps passant, les occupants ont voulu réorganiser les espaces, qui ne correspondaient plus à leur mode de vie. « Après 8 ans, nous avons eu envie de récupérer l’espace que j’occupais au rez-de-chaussée avec mon bureau. L’idée : recréer un volume au-dessus de la cuisine pour y intégrer mon activité actuelle, et pouvoir travailler à 3 ou 4 personnes. »

Reconstruire et se démarquer

Mais avant de construire, il fallait démolir… La vieille annexe accueillant la cuisine était instable et fissurée. L’occasion de repenser tout l’espace et de l’ouvrir largement sur l’extérieur. Et quitte à rebâtir, autant se démarquer des maisons voisines. « Nous avons imaginé une extension gris anthracite, une couleur qui tranche mais qui se marie bien avec les teintes que l’on retrouve sur d’autres façades de l’îlot. » Le volume est néanmoins rythmé par trois bandes vertes, qui donnent une touche colorée aux façades monochromes et s’harmonisent avec l’orange qui ponctue l’intérieur.
La cuisine, entièrement vitrée, s’implante au rez-de-chaussée. Le bureau la surplombe et se projette en porte-à-faux vers le jardin, ce qui permet de gagner quelques mètres carrés supplémentaires à l’étage tout en couvrant une partie de la terrasse. Visuellement plus fermé, le bureau semble ainsi flotter au-dessus de la cuisine.

Marier l’ancien et le nouveau

Au niveau de la maison d’origine, il n’y a eu que peu d’interventions. La façade arrière a été isolée et couverte de crépi, et la toiture en pente a été remplacée. Les châssis ont été remplacés à l’arrière, mais pas à l’avant. « Nous avons voulu garder tous les éléments qui font le caractère de cette maison. Les moulures et les mosaïques ont été remises en état. Le parquet est d’origine. »
Au rez-de-chaussée, la salle à manger s’implante côté rue, tandis que le salon occupe la pièce centrale. La zone de vie se prolonge par un espace généreusement ouvert sur l’extérieur. La jonction avec la cuisine, autrefois séparée des pièces de vie, a été retravaillée pour gagner en fluidité.

Piscine « couverte »

La cuisine est longée par une étroite piscine de 4,20 m sur 2 m. Une implantation peu banale, mais qui permet de préserver ses utilisateurs de tout vis-à-vis. « Elle serait vue par les voisins si elle était posée de manière classique. Et puis, cela permet de garder un petit bout de jardin ! », indique l’architecte. Ce point d’eau est couvert par une terrasse coulissante en ipé, que l’on peut ouvrir ou fermer selon l’usage.  « Le couvercle est indispensable. Il a une triple fonction : il sert de protection, maintient l’eau à bonne température et permet de récupérer de l’espace en cas de besoin. »

Réalisation Philippe le Bussy Architecte sprl

Texte Anne-Catherine De Bast
Photos Laurent Brandajs

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