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En images: une vieille grange transformée en maison de vacances en verre

Rénovation, Rénovations 4 façades, Reportages

"Tout architecte souhaite construire un jour une maison en verre", clame Xavier Donck, du bureau Donck Architecten. Avec son fils et associé Arthur et quelques entrepreneurs passionnés, l'architecte a en partie confirmé cette prédiction en redonnant vie à une grange datant du XIXe siècle, devenue une chaleureuse maison de vacances offrant une vue magnifique sur les polders.

Tombée amoureuse de cette ancienne grange, la propriétaire désespérait de pouvoir l’acquérir un jour pour en faire une résidence de vacances. Jusqu’à ce qu’elle apprenne avec bonheur sa mise en vente. « Pour se convaincre qu’une grange datant de 1897 pouvait devenir une résidence de vacances offrant suffisamment de place pour héberger six personnes, il fallait avoir un petit grain de folie, et c’est bien ce qui caractérise la propriétaire… », sourit Xavier Donck encore tout émerveillé du résultat trois ans après la fin des travaux.

Mais comment transforme-t-on une grange construite avec des matériaux de récupération et restée durant plus d’un siècle ouverte à tous les vents, en une étonnante résidence de vacances équipée de toutes les commodités ? Comment un architecte peut-il concevoir une telle affectation pour un bâtiment aussi caractéristique sans lui faire perdre son âme ? La réponse de Xavier Donck relève de l’émotion pure : « En tombant, nous aussi, amoureux de cette grange. »

Une enveloppe de bois

Une grange peut se comparer à un loft : un grand espace ouvert dont il faut préserver le charme « brut ». Dès le départ, l’objectif était de conserver les plus beaux éléments architecturaux de la bâtisse : les pignons, les poutres et chevrons, la porte latérale, la porte d’entrée ainsi qu’une partie des tuiles de Boom. C’était d’ailleurs une exigence du VIOE (Institut flamand pour le patrimoine immobilier).

Avant tout, il a fallu stabiliser la construction. Les sols d’origine ont été retirés pour couler de nouvelles fondations en béton. La seconde étape, tout aussi indispensable, fut la construction d’une ossature en bois tout autour de la grange, car ses murs en briques n’auraient pas supporté le poids des nouveaux vitrages. Le bâtiment a donc été totalement habillé d’une nouvelle structure.

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Cadre métallique et mobilier africain

La grange se divise en quatre parties égales, mesurant chacune quatre mètres. « C’est la distance maximale que l’on peut atteindre avec une seule poutre, commente Arthur Donck. C’est ce qui a dû guider la construction à l’époque. » La première partie était destinée au bétail et possédait un étage où l’on entreposait le foin. Les prescriptions urbanistiques imposant un minimum de six couchages, il a fallu créer un espace supplémentaire en hauteur.  

Un second niveau ainsi qu’une mezzanine ont donc été aménagés. Cette nouvelle configuration offre ainsi, sous les toits, l’espace suffisant pour trois lits doubles et deux petites salles d’eau comprenant une douche, un lavabo et des toilettes. Des placards intégrés assurent suffisamment d’espace de rangement.

Pour l’ameublement, la propriétaire a ramené plusieurs meubles d’Afrique, plus précisément du Kenya où elle a vécu. Pièce maîtresse, l’imposante table en acajou dont la tablette a été directement prélevée sur un arbre échoué au bord d’une rivière. Les tabourets de bar et les trois lits ont été fabriqués en bois flotté kenyan. L’aspect robuste du mobilier est parfaitement adapté à cette magnifique grange qui vit aujourd’hui une seconde jeunesse.

Réalisation Xavier et Arthur Donck – www.donck.archi

Texte Katrien Depoorter
Photos Bieke Claessens

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