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En images : Une maison verticale, un gain d’espace

Rénovation, Rénovations mitoyennes, Reportages

Que peut-on bien faire d’une minuscule arrière-maison insalubre, insérée dans un contexte déroutant et offrant à peine 15 m2 d’empreinte au sol ? Les architectes du bureau Label architecture ont répondu haut la main à la question.

Booster les volumes

Aux premiers abords, cette petite arrière-maison est pour le moins particulière. Enserré par une venelle le reliant autrefois à la maison principale, le bâtiment lui-même – qui présente deux niveaux et une cave – est totalement insalubre, ne bénéficie d’aucune infrastructure technique viable et affiche une empreinte au sol d’à peine 15 m2 et un certificat PEB de valeur G… Bref, pas de quoi être follement emballé. Mais Lionel et sa compagne y voient pourtant l’opportunité de devenir enfin propriétaires.

« Pour contenir notre budget de rénovation, notre première intention était d’agrandir latéralement la maison en investissant la venelle », explique Lionel. Mais ce projet d’extension représentait alors un budget trop important, pour de trop maigres bénéfices, selon les professionnels du bureau Label architecture. « La dent creuse offrait pleinement la possibilité de placer une extension en toiture et de garder la venelle ouverte pour créer un espace extérieur », explique l’architecte Thibaut Rome. Cette maison pensée à la verticale a permis de quasiment doubler la surface habitable du bâtiment d’origine et de faire d’une pierre deux coups, en créant du volume et de l’organisation, et en valorisant d’autant le bâtiment.

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Un escalier-couloir

Parce qu’il fallait composer avec la faible empreinte au sol d’origine, une répartition du programme en hauteur s’est imposée naturellement. Encore fallait-il minimiser l’impact des éléments de circulation. Le choix s’est alors porté sur un escalier en colimaçon qui traverse les quatre niveaux afin de créer une déambulation et une distribution éliminant toute perte d’espace. « L’introduction d’un escalier en colimaçon a permis de transformer chaque étage en pièce, ou chaque pièce en étage, explique l’architecte. Cet escalier fonctionne donc comme un couloir qui distribue toutes les pièces, sans aucune paroi de séparation. »

Le défi consistait toutefois à placer et superposer idéalement les quatre éléments qui composent l’escalier, pour que chacun des paliers fonctionne parfaitement sur chaque niveau, sans empiéter sur les surfaces. Si le résultat est tout à fait conforme aux attentes, ce n’est pas seulement dû au plan précis des architectes. « La configuration des volumes existants nous a bien facilité le travail », sourit l’architecte.

La répartition des fonctions

Quelle fonction attribuer à quel niveau ? Telle était la question. « Si l’aménagement du rez-de-chaussée en cuisine/salle à manger coulait de source, nous avons longtemps tergiversé sur ceux des autres niveaux », se souvient Lionel. Après avoir envisagé toutes les possibilités avec les architectes, les maîtres d’ouvrage ont finalement décidé d’utiliser le volume de la cave pour rassembler plusieurs fonctionnalités : une salle de bains, des toilettes, le dressing et la buanderie.

La configuration de cette maison verticale est très pratique, à part peut-être pour les toilettes, puisque la chambre se trouve au deuxième étage, soit trois niveaux plus haut. Une canalisation a néanmoins été prévue au premier étage pour y aménager un jour des toilettes, si besoin. La fonction du troisième et dernier étage n’a pour sa part pas posé question. Aménagé en mezzanine, ce petit volume a été aménagé en chambre d’amis, et peut aussi servir de bureau d’appoint.

Réalisation Label architecture

Texte Stephan Debusschere
Photos Laurent Brandajs

Découvrez le reportage complet dans Je vais Construire n°434.

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