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En images : Une maison préfabriquée modulable à souhait

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Construire une habitation esthétique et écologique pour un petit budget en un temps record ? C’est aujourd’hui possible ! Avec le concept innovant de Light.house, le bureau namurois URBAN Architectes propose une maison contemporaine, confortable et durable, entièrement fabriquée en atelier. Partons à la découverte de leur première réalisation sur les hauteurs verdoyantes de Namur.

Après une séparation, Mélanie dispose d’un budget très limité pour se reloger et accueillir ses enfants une semaine sur deux. Malheureusement, un projet de rénovation est inabordable pour un particulier, a fortiori seul. Face à ce constat frustrant vécu à plusieurs reprises, Anthony Seutin, fondateur d’URBAN Architectes, se plonge dans une réflexion globale sur la façon d’habiter en 2020. Comment s’adapter à l’évolution des familles, souvent décomposées ou recomposées ? Comment apporter une solution économique de qualité pour se loger en respectant les normes énergétiques ? L’architecte – en quête de simplicité, d’économie et d’efficacité – va alors concrétiser le concept de maison préfabriquée qu’il cogite depuis de longues années.

L’archétype de la maison

Le principe innovant de la Light.house, c’est l’assemblage en atelier de panneaux en ossature bois isolés et parachevés pour chaque composant du bâtiment (murs, planchers, toiture). Une fois les travaux de sous-œuvre réalisés (terrassements, égouttage, fondations), le montage des panneaux sur le site est ultra rapide. L’innovation réside dans le fait de pousser la préfabrication jusqu’à la standardisation pour assurer une reproductibilité aisée et réaliser des habitations hyper économiques.

Mélanie se familiarise alors avec les lignes épurées du projet de cette « maison légère » abritant le séjour au rez-de-chaussée et les chambres à l’étage. Chaque mètre carré du plan est utilisé pour optimiser les surfaces habitables et augmenter la sensation d’espace. Point de couloirs inutiles ou de recoins perdus ; seul l’essentiel persiste. « Il en résulte un volume simple et efficace, une architecture dépouillée, très contemporaine mais finalement intemporelle », confirme l’architecte qui a également cherché à créer une maison où l’on se sent bien. Un chez soi rassurant et enveloppant.

Une boîte noire modulable

Même standardisée, la maison est adaptable à souhait. Parachevée côté intérieur par des plaques de plâtre, l’ossature en bois des murs et de la toiture peut être habillée à l’extérieur de différents matériaux : tôles métalliques ondulées, ardoises artificielles, ardoises naturelles ou zinc à joint debout. Un bardage ajouré en mélèze est également proposé pour les façades. Dans un souci d’économie et par choix esthétique, la propriétaire de la première Light.house a choisi de la parer entièrement de noir, avec de la tôle ondulée pour les façades et des ardoises artificielles pour la toiture. Elle a opté pour des châssis noirs qui s’harmonisent avec l’aspect industriel du bâtiment. Couplés à l’isolation, les vitrages à contrôle solaire permettent d’obtenir un niveau de performance énergétique très élevé.

L’espace intérieur est modulable. Le plan de la Light.house est dégagé des contraintes des colonnes ou murs porteurs afin d’offrir un espace libre qui peut être cloisonné ou non selon les besoins des occupants. Mélanie a opté pour une maison trois chambres d’un peu moins de 120 m2 habitables, mais le plan peut être compressé ou étiré dans la longueur pour proposer deux chambres dans 86 m2 ou quatre chambres dans 146 m2.
Quelle que soit sa taille, la Light.house est toujours équipée d’un « bloc moteur » préfabriqué en ossature bois regroupant les éléments techniques économes et performants (sanitaires, chauffage, ventilation, électricité), autour duquel s’organisent la cuisine, la buanderie et la salle de bains.

Aujourd’hui, cinq Light.houses ont déjà été érigées, chacune en un seul jour… ou presque. Le succès de ce projet hors du commun a permis à Anthony Seutin de réaliser un de ses rêves. Quant à Mélanie, propriétaire de la première Light.house, elle a pu vivre une belle aventure de (re)construction.

Réalisation URBAN Architectes

Texte Marie Delooz
Photos Laurent Brandajs

Découvrez le reportage complet dans Je vais Construire n°433

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