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En images : Une maison de ville moderne très lumineuse

Nouvelles maisons mitoyennes, Reportages

Entre deux mitoyens, à deux pas d'un bois, l'architecte Thierry Sherrington a conçu une maison contemporaine, qui se développe tout en hauteur afin de compenser l'étroitesse du terrain. Généreusement ouvert sur l'extérieur, le volume est ponctué d'un jeu de passerelles qui identifie les espaces.

L’architecte Thierry Sherrington a dessiné la maison comme pour lui. Et pour cause : il comptait bien l’habiter… Les aléas de la vie en ont décidé autrement. La famille s’est agrandie, l’habitation a été mise en vente dès la fin du chantier. Les nouveaux propriétaires ont eu le coup de coeur :  » On a tout de suite su qu’elle correspondait à ce qu’on cherchait, expliquent-ils. Notre but était d’avoir plus de luminosité, plus d’espace, un plus grand jardin que ce qu’on avait. On recherchait une maison de ville contemporaine. Ici, les espaces nous ont plu d’emblée, c’est très agréable. « 

Espace de vie ouvert

Concrètement, l’espace de vie se développe en L autour du garage. Une fois la porte franchie, le hall d’entrée mène d’une part au séjour, de l’autre à l’étage. La salle à manger se déploie tout en longueur et se prolonge par la cuisine. C’est un même plan de travail qui lie les deux éléments, grâce à une différence de niveau au sol : la cuisine se situe une marche plus bas que le coin à manger, ce qui permet d’avoir des hauteurs adaptées aux besoins et aux fonctions. Le salon s’inscrit en bout de course, dans la partie la plus intime du rez-de-chaussée.

Les fonctions sont identifiées par leur hauteur sous plafond : le premier étage se limite à couvrir l’entrée, le garage et le salon ; la cuisine et la salle à manger profitent donc d’un volume deux fois plus haut, mais elles sont symboliquement séparées par une passerelle en surplomb. « Cela rend la volumétrie très agréable, précise l’architecte. » Les grandes baies vitrées qui se déploient sur toute la largeur de la maison permettent aussi de cuisiner tout en ayant le sentiment d’être au jardin. Les châssis en aluminium noir sont encastrés dans le sol pour favoriser la continuité entre l’intérieur et l’extérieur.

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Matériaux bruts

L’option a été de travailler avec des matériaux bruts. Au sol, on retrouve du béton lissé gris clair dans presque toute la maison. Les hourdis ont été laissés apparents au niveau du plafond et les murs ont été peints en noir ou en blanc pour rester dans la même gamme. « Contrairement aux idées reçues, le noir confère une chaleur terrible à un espace, surtout lorsqu’il côtoie des matériaux gris », précise l’architecte. D’autant que d’autres éléments comme les escaliers, en chêne, compensent cet aspect brut.

L’étage est accessible depuis le hall d’entrée. Le long du mur mitoyen, une volée de marches se connecte à une passerelle, fixée perpendiculairement. Celle-ci offre une vue plongeante sur l’espace de vie en contrebas et mène à l’espace des parents, qui se déploie tout en longueur au-dessus du garage et du salon. La chambre profite de la vue sur le jardin, tandis que la salle de bains s’implante côté rue. Le tout peut être largement ouvert ou cloisonné grâce à des panneaux en MDF laqué noir qui coulissent dans les parois.

Réalisation Atelierdsh

Texte Anne-Catherine De Bast
Photos Laurent Brandajs

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