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En images : Une maison d’angle pleine de caractère

Rénovations 3 façades, Reportages

Lorsque Johan et Lieve ont acheté cette maison de forme biscornue, ils se sont d'abord demandé ce qu'ils pourraient en faire. Le résultat final est bluffant. Le couple d’architectes est parvenu à transformer un bâtiment délabré en une habitation contemporaine regorgeant de solutions futées pour tous les « inconvénients » inhérents à sa situation et à la superficie limitée.

Le rôle de l’escalier

Lors de la conception de l’habitation, les fenêtres existantes n’ont pas été prises en compte. « Nous sommes partis de la position de l’escalier. Dans une maison verticale comme celle-ci, elle est déterminante. » L’escalier d’une pièce en béton, coulé sur place, est assez central, de sorte que les différentes fonctions s’articulent de part et d’autre. De nouveaux sols en béton ont été coulés à chaque étage, et de nouvelles fenêtres ont été réalisées, tandis que les ouvertures existantes ont été obturées.

L’espace de bureau, également prévu au programme, a très logiquement été aménagé au rez-de-chaussée, avec l’entrée, des toilettes, un vestiaire et un rangement pour vélos. Comme le plafond de la cave a été rehaussé, le rez-de-chaussée se situe quelques marches au-dessus du niveau de la rue. La grande baie vitrée du bureau est donc un peu plus haute, ce qui est tout bénéfice en termes d’intimité par rapport à la rue et aux passants.

Des différences de niveau

À chaque étage, une petite différence de niveau de deux marches marque les espaces de part et d’autre de l’escalier. Un choix délibéré. « Cela crée une certaine tension dans l’espace, explique Johan. À l’extérieur, toutes les fenêtres sont à la même hauteur, mais cette différence de quelques marches fait varier la hauteur des fenêtres à l’intérieur et donne une autre perception de l’espace. »

Même dans la salle de bains, les architectes n’ont pas hésité à prévoir une grande fenêtre. Des stores à lamelles procurent l’intimité nécessaire. À l’exception des chambres, aucune pièce de la maison n’est pourvue de rideaux. « Là encore, c’est voulu, précise Lieve. Dans cette maison en coin, c’est notre manière de participer à la vie urbaine qui se déroule à nos pieds. Les voisins d’en face ont vue sur notre séjour. S’ils nous font signe, nous aussi ! »

Une terrasse intime

Plus on s’élève dans la maison, plus on profite de la vue. Les fonctions ont donc été inversées, avec les chambres et la salle de bains au premier étage, la cuisine et la salle à manger au deuxième, et le salon et la terrasse au troisième. Contrairement au reste de la maison, les sols se trouvent ici au même niveau de part et d’autre de l’escalier, de sorte la frontière entre intérieur et extérieur est à peine perceptible.

Un haut mur garantit l’intimité des occupants sur la terrasse. Pour bénéficier néanmoins d’une lumière suffisante, une cloison vitrée, avec verre de sécurité, et des rideaux extérieurs ont été installés.

Au niveau le plus haut, enfin, il y aura bientôt un toit vert et un jardin en toiture, accessible depuis la terrasse par un escalier extérieur. Pour cette fonction, une dalle de toit spécifique a été prévue, avec une étanchéité qui résiste aux racines et un garde-corps suffisamment haut.

VDCA – Vermeiren-De Coster Architecten

http://www.vdca.be

Texte Jos Segaert

Photos Yannick Milpas

Découvrez ce reportage dans son entièreté dans Je vais Construire n° 414.

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