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En images : Un vent de renouveau souffle sur la cité-jardin

Rénovation, Rénovations 3 façades, Reportages

Incorporée dans un vaste ensemble d’habitations formant une cité-jardin dans la commune bruxelloise de Watermael-Boitsfort, cette maison était restée dans son jus depuis sa construction en 1930. L’architecte Justine Cousin du bureau HESTIA architectes lui a donné un nouveau souffle pour la faire entrer dans le XXIe siècle.

Justine était à la recherche d’une maison qu’elle pourrait entièrement rénover pour son propre usage, dans un budget globalement raisonnable, et qui lui permettrait à la fois de rester à Bruxelles et de combler son besoin d’environnement vert. C’est dans la commune de Watermael-Boitsfort qu’elle finit par la trouver, au sein de la cité-jardin Le Logis. Construite en 1930, la maison appartient à un ensemble de deux cités-jardins totalisant 1 735 habitations, dont la conception architecturale « moderniste » entendait transformer la ville en un endroit différent où il fait bon vivre, par l’intégration de l’espace naturel et du bâti. « Je suis littéralement tombée sous le charme de ce quartier, avec ses maisons typées et colorées, et ses venelles menant à de nombreux petits jardins et parcs partagés par tous les habitants. C’est un environnement unique à Bruxelles. »

Maison classée

Avec ses murs en briques – fabriquées sur place – enduits de béton caverneux, sa toiture en tuiles, ses châssis en croisillons, ses volets de type flamand et sa gamme chromatique vert-blanc-noir, la maison convoitée par l’architecte était restée quasiment telle qu’elle avait été construite à l’époque. « Autant dire qu’il y avait pratiquement tout à refaire. La toiture était percée et les châssis en bois en très mauvais état, tandis que le revêtement en carrelage du rez-de-chaussée était posé à même le sol en terre battue. » La situation présentait en outre une forte contrainte : la maison fait partie intégrante du patrimoine de la cité-jardin, entièrement classé au titre des Monuments et Sites. Pour obtenir l’autorisation de rénover, Justine a donc dû introduire une demande de permis « unique », un terme utilisé dans le jargon urbanistique pour viser les permis d’urbanisme relatifs au patrimoine protégé. « Il était obligatoire de maintenir les châssis d’origine, que nous avons dû restaurer en profondeur. »

Dans sa demande de permis, Justine a uniquement sollicité l’autorisation de casser le mur porteur qui scindait le rez-de-chaussée, afin de décloisonner l’espace et de pouvoir ouvrir tout le séjour. Ce qu’elle a obtenu. Le plan du rez-de-chaussée s’apparente désormais à un U contournant le hall d’entrée. Cette configuration permet de maintenir une certaine intimité au sein des espaces devenus ouverts, comme c’est le cas de l’espace bureau qui se trouve dans le prolongement du salon.

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Libérer la charpente

L’architecte a remodelé tout l’étage, où se succédaient, au-delà du palier, une petite salle de bains, une chambre et un grenier. En cassant les parois intérieures, un couloir de nuit a été aménagé pour créer une circulation. La salle de bains est devenue une petite chambre, et une partie de la chambre s’est transformée en salle de bains. L’autre moitié a intégré l’espace-grenier pour constituer la grande chambre parentale aux beaux volumes. Les poutres de la charpente anciennement habillées de plaques de plâtre ont été entièrement remises à nu, restaurées et peintes, redonnant fière allure à l’ensemble. Les placards standard qui composent le dressing ont été découpés pour s’ajuster aux poutres. La salle de bains, comprenant une baignoire, des toilettes, un meuble-lavabo et une douche à l’italienne, a pris place juste au-dessus de la cuisine afin de réduire les besoins en gaines techniques. La petite chambre fait pour le moment office de débarras.

En façade arrière, la terrasse et le petit jardin sont en cours de réaménagement. Pour cela, un permis a également dû être demandé. À l’arrière, quelques marches débouchent sur les généreux jardins communs qui ornent le quartier. Un vrai « plus » pour les riverains de cette cité-jardin qui n’a pas volé son nom.

Réalisation Hestia

Texte Stephan Debusschere
Photos Laurent Brandajs

Découvrez le reportage complet dans Je vais Construire n°433.

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