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En images : Un lumineux duplex sous combles

Rénovation, Rénovations appartements et lofts, Reportages

Au cœur du village de Virginal-Samme, dans la commune brabançonne d’Ittre, l’architecte d’intérieur Maxime De Campenaere a investi cette grande bâtisse pour y créer trois logements, dont un lumineux duplex sous combles, aux perspectives théâtrales.

Tout recommencer

Le propriétaire précédent avait divisé le bâtiment en trois logements, sans en demander l’autorisation aux autorités compétentes. Une situation régularisée illico par les nouveaux propriétaires. « L’objectif était de recréer trois logements, d’en occuper chacun un aux étages, et de mettre le rez-de-chaussée en location afin que ce revenu nous aide au remboursement, raconte Maxime De Campenaere. Nous avons donc contracté un prêt pour l’achat de la maison et un autre pour financer les travaux, qui se sont avérés conséquents. Par contrainte budgétaire, nous avons alors retroussé nos manches et passé tous nos week-ends à démolir murs et planchers. » La maison, fort délabrée, a en effet été en grande partie désossée. Les travaux se sont alors étalés sur plusieurs années, au fil des moyens et des énergies requises, jusqu’en 2018.

Plancher et charpente à refaire

Le duplex dont il est question ici occupe le dernier niveau du bâtiment, ainsi que le volume sous combles. Une nouvelle dalle de béton a été coulée en lieu et place d’anciens gîtages, qui étaient en très mauvais état. « Ces gîtages desservaient par ailleurs l’acoustique et ne respectaient pas les normes coupe-feu. Si c’était à refaire, nous retirerions vraiment tous les planchers. Conserver un gîtage existant implique en effet de devoir le redresser, travailler avec des panneaux OSB, une chape sèche et des doubles plaques de plâtre… Alors que refaire une dalle de béton est plus simple et financièrement plus avantageux. »

Du côté de la toiture, les nouvelles étaient plutôt bonnes : la charpente était en bon état et il n’y avait pas de problème d’étanchéité. Par contre, le volume sous combles ne permettait pas de circuler normalement en raison de certaines poutres gênantes. Finalement, toute la structure de la charpente a donc été revue à son tour, mais pas à l’aide du même matériau. La nouvelle charpente est en effet composée de grandes poutres de métal, qui ont été peintes en blanc.

Au premier niveau, un tout nouveau gîtage a été inséré dans la charpente métallique. « L’idée était de recréer quelque chose “à l’ancienne“ par le dessous, en hommage à la nature du bâtiment. C’est pourquoi nous l’avons laissé apparent. Nous l’avons ensuite recouvert de panneaux de sapin que nous avons laqués en blanc. »

Très bonne note

Les concepteurs ont également veillé à l’amélioration énergétique du bâtiment. « Au final, nous avons obtenu une certification B pour la PEB, ce qui est plutôt remarquable pour une ancienne maison. Nous aurions même pu faire mieux, mais nous avons été “pénalisés“ par la production d’eau chaude électrique. »

« Ce choix s’explique par la contrainte budgétaire lors des travaux. À l’époque, nous avions fait le choix, pour l’ensemble de la maison, d’une production individuelle d’eau chaude sanitaire avec un chauffe-eau électrique, ce qui nous avait permis de nous contenter d’une petite chaudière à condensation pour le chauffage des trois logements. »

Réalisation Maxime de Campenaere

Texte Stephan Debusschere
Photos Laurent Brandajs

Découvrez le reportage complet dans Je vais construire n° 424.

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