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En images : Mettre à profit un terrain en pente

Nouvelles maisons 4 façades, Reportages

Entre Brabant et Limbourg, l’architecte Saskia Horions, tirant profit de la pente du terrain, est parvenue à combiner architecture et nature au sein d’une habitation qui semble enchâssée dans la parcelle. Un bel exemple de création contemporaine.

L’endroit est assez unique : un terrain surplombant une colline boisée, avec un important dénivelé par rapport à la voirie. Mais il a fallu du temps pour en arriver là. La configuration en pente n’avait rien d’évident, mais l’architecte y a vu un défi : pour compenser la différence de niveau de 3 mètres entre la façade avant et la limite constructible arrière, tout en suivant la lisière du bois, il fallait aménager le jardin à l’arrière et encastrer le bâtiment dans le dénivelé. Cela a bien sûr influencé la distribution des espaces. Le rez-de-chaussée est ainsi deux fois plus large (10 mètres) que les deux autres étages (5,5 mètres), qui compensent cela par une belle hauteur. Un agencement d’axes horizontal/vertical très réussi !

Le rôle du patio

« Ce patio était essentiel, souligne l’architecte. Étant donné qu’il n’y a pas de fenêtres dans les façades latérales, qui forment l’axe est-ouest, les chambres devaient être éclairées et ventilées d’une autre façon. En intégrant ce jardin intérieur dans une grande structure en béton – indispensable, vu que la façade arrière est adossée à la colline –, nous profitons d’un vaste jardin intérieur tout en préservant l’intimité de ces zones privées. » Ainsi, les trois chambres et la salle de bains sont baignées de soleil dès l’aube et profitent d’un apport d’air frais. Toutes les pièces donnent directement sur ce jardin intérieur par le biais de fenêtres coulissantes. Seule la salle de bains est un peu plus isolée, pour davantage d’intimité. Une porte en bois relie toutefois son espace extérieur au patio.

Comme les étages sont en retrait par rapport au rez-de-chaussée, une toiture végétalisée a été aménagée au-dessus du garage-abri de jardin, en écho aux plantations du patio et des alentours. À l’intérieur, une grande jardinière, intégrée au bord de l’escalier qui mène au deuxième étage, crée un nouvel apport de végétation. Pour le reste, il suffit de regarder par une fenêtre pour profiter de la nature. Au-delà de la terrasse s’élève un écran d’arbres du plus bel effet.

Parcours semé d’embûches

Si le résultat est bel et bien là, tout n’a pas été si simple. « Il n’a pas toujours été facile de trouver les bonnes entreprises, se rappelle Saskia Horions. Nous avons régulièrement rencontré des problèmes, comme avec la machine de sondage qui ne parvenait pas à grimper la pente, et a dû être remplacée par un outil manuel. Avant cela, le bûcheron qui devait venir couper des arbres n’est jamais venu… Sans parler du premier entrepreneur de gros œuvre qui a fait faillite, entraînant trois mois d’arrêt de chantier. Quant au premier entrepreneur en charge des sols en béton lissé, il a jeté l’éponge. Heureusement, le deuxième connaissait parfaitement son métier, comme tous les autres qui ont fait de cette maison ce qu’elle est, et avec lesquels c’était un plaisir de travailler. »

Réalisation Saskia horions architectuur

Texte Jos Segaert
Photos Luc Roymans

Découvrez le reportage complet dans Je vais Construire n°426.

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