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En images : l’escalier donne le ton

Rénovations mitoyennes, Reportages

Cette ancienne fermette située à Evere, en Région bruxelloise, a déjà connu trois siècles ! Construite en 1895, la bâtisse aborde aujourd’hui le XXIe siècle avec un regard neuf, grâce à la cure de jouvence réalisée par le collectif d’architectes MetamorphOse. Une « tour-escalier » implantée au cœur de la maison structure désormais l’espace et lui offre une nouvelle identité.

Colombine et David étaient en quête d’un nouveau logement pour accueillir confortablement leur famille. Ils ont eu la chance de découvrir cette ancienne ferme à chicons, avec un grand jardin, une belle largeur de façade et beaucoup de charme. Le bien étant en assez bon état, le couple s’y est installé directement. Cinq ans plus tard, les jeunes parents de deux fillettes ont senti le besoin de remanier les lieux, d’ouvrir les espaces étriqués et de faire entrer plus de lumière. L’architecte Céline Hautfenne, du collectif MetamorphOse, a tiré parti de la typologie existante et de l’orientation favorable de la fermette pour transformer celle-ci en un agréable et lumineux logement unifamilial.

Sur base carrée

Conçue sur un plan carré, l’habitation d’origine était divisée en quatre zones pratiquement identiques. Le projet de transformation s’intègre dans cette typologie, revisitée avec beaucoup de fluidité pour définir la nouvelle organisation des espaces. Au nord, côté rue, la zone d’entrée est agrandie et englobe l’ancien « couloir-cuisine » ; elle accueille désormais un nouvel escalier ainsi que les fonctions techniques et de service. Le salon, au caractère plus introverti, trouve sa place à droite de l’entrée, entre les deux escaliers. Côté jardin, la cuisine/salle à manger se développe sur toute la largeur de la façade arrière, orientée au sud.

Une tour centrale

Telle une tour à plusieurs niveaux, la nouvelle cage d’escalier transperce les étages et renforce l’impression de volume et de hauteur. Surplombée par une fenêtre de toit, elle transmet généreusement la lumière zénithale qui se reflète sur les parois et les marches blanches. Réalisées en acier laqué, ces dernières sont soudées sur un mat central et fixées aux murs avec de discrètes cornières pour un résultat très léger et très graphique, calculé avec une précision d’orfèvre par l’architecte.

Coulissez !

Si la circulation autour de cette pièce maîtresse se veut avant tout fluide, elle est aussi rythmée par de hautes portes coulissantes qui apportent une intéressante flexibilité à l’espace. Selon les saisons ou les envies des habitants, les panneaux coulissants fixés autour des boîtes permettent de créer des zones différentes au sein même du rez-de-chaussée, ou d’assurer une isolation thermique ou acoustique entre les pièces. « En été, les portes restent généralement ouvertes alors qu’en hiver, nous les fermons pour isoler les zones de vie de la circulation », explique David. Ces panneaux coulissants sont habillés de lattes en sapin massif qui rappellent les planchers d’origine maintenus aux étages, après avoir été décapés, poncés et vitrifiés.

Malgré un sacré lifting, la maison garde ainsi des traces du passé qui dialoguent avec l’intervention contemporaine.

Réalisation MetamorphOse – collectif d’architectes

Texte Marie Delooz – Photos Laurent Brandajs

Découvrez le reportage complet dans Je vais Construire n° 438.

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