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En images : Le souci du détail… et du confort

Nouvelles maisons mitoyennes, Reportages

Ce sont les détails qui définissent le concept. Armand Eeckels, de NU architectuuratelier, le sait. Il s'en est donné à coeur joie dans cette maison originale, allant jusqu'à réaliser une façade en tôle d'acier découpée au laser, et un sol coulé de forme originale. Sans parler de la terrasse de toit, peu commune, avec son écran transparent qui donne l'illusion d'un toit en bâtière.

Changer d’architecte en plein projet de construction ? Cela arrive plus souvent qu’on ne le pense. Carl et Sarah l’ont fait, et ont demandé à Armand Eeckels, de NU architectuuratelier, de poursuivre la transformation de leur maison de rangée, étroite et assez petite, située à Gand, dans la Prinsenhof.

« Sarah se soucie beaucoup de la matérialisation et de l’esthétique, tandis que Carl s’arrête également à l’essence de la mission. Il voyage beaucoup dans des pays en voie de développement dans le cadre de son travail, et il a de ce fait parfaitement conscience de l’opulence dans laquelle nous vivons. L’architecture doit donc être utile, sans rien de superflu. Pour nous, cela revenait à chercher le bon équilibre entre les désirs de Carl et ceux de Sarah », explique Armand Eeckels.

Niveaux scindés

Cette maison, dépourvue de jardin ou de cour à l’arrière, mesure 4,5 mètres de large sur 12,5 mètres de profondeur. Pour créer malgré tout une sensation d’espace sur une surface d’à peine 56 mètres carrés, le premier architecte a décidé de scinder les niveaux, ce qui implique un décalage d’un demi-niveau entre les étages. La cage d’escalier relie tous les niveaux. Le rez-de-chaussée accueille un garage avec rangement. Le salon vient un demi-niveau plus haut, à l’arrière de la maison, tandis que la salle à manger et la cuisine se trouvent au premier étage, côté rue. Une chambre d’enfant est aménagée au demi-niveau supérieur (au-dessus du salon). Enfin, le dernier étage est réservé à la suite parentale avec dressing et salle de bains. Et ce n’est pas fini, puisque l’escalier continue jusqu’à une terrasse de toit. En fait, une fois qu’on entre dans la maison, on oublie combien elle est petite.

« La typologie de base est astucieuse, ce qui a constitué une opportunité pour nous, déclare l’architecte. L’avantage de ces niveaux décrochés, ce sont les liaisons diagonales qui s’établissent dans une structure verticale. Les différents espaces sont en relation, et paraissent donc plus grands. Cela crée également des endroits plus reculés, qui sont incroyablement douillets. » Selon Armand Eeckels, le principal inconvénient est de devoir chauffer toute la maison lorsqu’il fait froid. Mais comme le volume n’est pas énorme et que tous les murs sont isolés, cet inconvénient est mineur.

Façade avant au laser

Comme nous le disions plus haut, le gros inconvénient des niveaux décrochés, c’est le chauffage. Le système prévu ici est un chauffage central au gaz naturel. Pour limiter les coûts, les murs intérieurs ont été isolés avec de la laine minérale. La façade avant a elle aussi été isolée puis enduite, tout du moins au premier et au deuxième étage. Pour le rez-de-chaussée, l’architecte a su convaincre le maître d’ouvrage de travailler avec une tôle d’acier perforée. Cette tôle abrite une porte de garage et la porte d’entrée, avec des perforations réalisées au laser. « Je me promenais dans les bois, en regardant le ciel, subjugué par la beauté des couronnes et des jeux d’ombres. J’ai pris une photo, que j’ai pixelisée par la suite, explique Armand Eeckels. Cette image pixelisée a servi de base pour le plan laser. Le soir, lorsque la lumière est allumée, l’effet est sublime. Cet effet varie selon la manière dont la lumière tombe ; parfois, on peut voir au travers, et deviner les châssis en bois derrière la tôle. » Là encore, l’architecte a été très loin dans le souci du détail : la sonnette et les noms sont des plaquettes rondes en laiton. Une boîte aux lettres est également prévue. « Normalement, ce genre de chose coûte une fortune, mais comme je l’ai faite moi-même, le prix est resté raisonnable. Pour moi, c’était un chouette défi. J’adore faire cela, je suis passionné par mon métier. »

Réalisation NU architectuuratelier

Texte Katrien Depoorter
Photo Luc Roymans

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