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En images : Invitation à l’harmonie et à la sérénité

Nouvelles maisons 4 façades, Reportages

Construiriez-vous votre maison sur un terrain orienté Nord-Est et à proximité d'une autoroute ? Telle est la question épineuse à laquelle les maîtres d'ouvrage ont dû répondre. L'architecte Gert De Leersnyder les a convaincus de se lancer, en concevant pour eux un bâtiment en L formant une barrière antibruit et leur garantissant la pleine jouissance du jardin.

Aux yeux des propriétaires, les espaces extérieurs sont au moins aussi importants que les espaces intérieurs. Et ils ne pourraient concevoir de vivre dans des espaces qui manquent de lumière naturelle. Choisir un terrain orienté Nord-Est et à proximité d’une autoroute apparaît donc interpellant. Pourront-ils vraiment profiter de leur jardin ? Cette autoroute ne viendra-t-elle pas perturber leur tranquillité quasi en permanence ? Visite d’un projet qui combine harmonie, sérénité et sobriété architecturale.

Un L, tout simplement

Dès le départ, il a été évident pour Gert De Leersnyder que la maison serait configurée en L. Il pouvait dès lors créer un grand jardin partiellement enclavé à l’avant, le côté le plus ensoleillé. Ce jardin est aujourd’hui très utilisé par la famille. La rue étant très peu fréquentée, les propriétaires n’ont pas l’impression de sacrifier une part de leur intimité. Par ailleurs, l’aile érigée du côté de l’autoroute atténue les nuisances sonores qui en émanent.

L’approche générale du travail de Gert De Leersnyder se traduit par une forme de sobriété architecturale, que ce soit au niveau de la conception, des matériaux ou de l’implantation de ses projets. « Les bâtiments que je conçois doivent avant tout être en harmonie avec leur environnement et véritablement s’y nicher », résume-t-il. Le choix de briques de parement rustiques, très semblables à celles de la fermette située de l’autre côté de la rue, accentue davantage encore l’intégration du projet dans son environnement.

Du gros œuvre pour parachèvement

Au-delà de leur volonté de profiter au maximum de l’extérieur et de la lumière naturelle, les maîtres d’ouvrage avaient encore bien d’autres souhaits. « Ils voulaient quatre chambres à coucher, une terrasse couverte rejoignant le séjour, un bureau fermé offrant une vue sur le parc naturel et, au rez-de-chaussée, un espace polyvalent pouvant être transformé par la suite en chambre à coucher si besoin, explique l’architecte. Leur objectif était d’avoir une maison évolutive. Si l’un de leurs trois enfants souhaite à l’avenir occuper seul l’étage, celui-ci peut se transformer en appartement sans que cela n’implique de trop grands changements structurels, car seuls les murs extérieurs sont porteurs. »

Loin de freiner sa créativité, ce vaste programme contraint par un budget bien déterminé n’a fait que rendre la phase de conception plus intéressante aux yeux de l’architecte. « La configuration en L n’est pas l’option la plus économe, puisqu’elle implique une grande surface de façade. J’ai compensé cela en optant pour une construction et une structure très simples et rationnelles. L’empreinte au sol des deux niveaux présente les mêmes dimensions. De ce fait, l’ensemble forme une belle harmonie et ne présente aucun débordement. »

Fenêtres de rêverie et sérénité

Le rez-de-chaussée comprend dans son ensemble une entrée séparée avec des toilettes et un espace de rangement, une cuisine dans le coin du L, le séjour avec salon et salle à manger, ainsi que l’espace polyvalent. La terrasse couverte se situe à l’extrémité de l’aile horizontale et relie les jardins avant et arrière. L’étage se compose pour sa part d’une aile pour les parents et d’une aile pour les enfants, distribuant au total quatre chambres à coucher et deux salles de bains. Le bureau surplombe la terrasse couverte. « J’y ai prévu une grande fenêtre offrant une belle vue sur le parc naturel, commente l’architecte. Je l’appelle ‘fenêtre de rêverie’, parce que la tablette bien large permet de s’y asseoir et de contempler l’extérieur. » La maison compte trois fenêtres aménagées de cette manière.

Des éléments visibles de gros œuvre confèrent bien entendu un aspect brut aux espaces. Pour éviter que ceux-ci ne paraissent trop froids, l’architecte a utilisé beaucoup de panneaux multiplex et un placage en chêne. Nous retrouvons ces panneaux dans la salle de bains et la cuisine, autour des portes intérieures ainsi qu’autour des fenêtres. L’escalier est quant à lui en chêne massif. Le choix délibéré de l’architecte de ne mettre en œuvre que peu de matériaux différents crée une forme de sérénité et d’harmonie dans la maison. « À l’exception de la salle de bains et de la cuisine, j’ai prévu un minimum de placards sur mesure, car j’estime que cela entrave d’une certaine manière la liberté des occupants. Du mobilier isolé leur permet de donner un cachet plus personnel à leur intérieur. »

Réalisation par Gert De Leersnyder

Texte Katrien Depoorter
Photos Luc Roymans

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