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En images : Belle d’antan à l’esprit « design du monde »

Rénovation, Rénovations mitoyennes, Reportages

Même si elles se font plus rares dans nos villes, quelques élégantes maisons de maître de style Art nouveau brillent toujours, ici et là, de tout leur éclat. Heleen et Pieter ont eu la chance d’en acquérir une qu’ils ont complètement transformée, imaginant un espace de vie sans chichis mais agréable et ouvert, dégageant des ondes positives.

Située dans le quartier multiculturel d’Anvers Nord, la maison semblait attendre d’être dénichée par Heleen et Pieter. « Nous cherchions une maison de caractère, mais – et ce n’était pas la moindre des difficultés – il nous fallait une pièce suffisamment grande pour y aménager un show-room », explique Heleen. La maison du couple se caractérise aujourd’hui par son esprit « design du monde ».

La maison – en réalité jumelée — qui les a séduits date de 1909 et est l’œuvre de Jacques De Weerdt, auteur de seize autres projets dans la même rue. Ce qui frappe dans le style de cet architecte, c’est sa prédilection pour la pierre naturelle en parement de façade, la fluidité des lignes, la plasticité des volumes et la grâce du travail du fer forgé. Les gens du coin apparentent cette rue à la fameuse Cogels-Osylei – véritable perle architecturale anversoise dont toutes les maisons sont classées. « Ce fut un vrai coup de foudre ! Ce qui nous a surtout attirés, ce sont les bonnes ondes que nous avons ressenties, le dynamisme et la créativité de l’environnement. »

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Transformation totale

La première mission de l’architecte consistait à amener plus de lumière à l’intérieur. Par ailleurs, Heleen et Pieter souhaitaient également plus d’espace et une meilleure connexion entre intérieur et extérieur. La façade arrière a été totalement démolie et remplacée par une baie vitrée de 7 mètres de haut. La réussite n’est pas seulement esthétique : une cour, sur laquelle donne le coin à manger, a été aménagée. Derrière cette énorme fenêtre, l’architecte a imaginé un vide : « Nous avons simplement enlevé une partie du sol du premier étage. Il y a donc un contact direct entre le rez-de-chaussée et le premier niveau. La pièce est nettement plus agréable et la lumière pénètre bien plus profondément dans la maison. »

Malgré les importants travaux à l’arrière, les fonctions du rez-de-chaussée sont restées pratiquement inchangées. En revanche, les étages supérieurs ont été totalement modifiés. Seule la chambre du couple, au premier étage, est restée telle quelle. La pièce centrale, qui s’ouvre sur le vide, est devenue salle de jeu et bureau. Tout au fond, au-dessus de la cuisine, se trouve une spacieuse salle de bains avec douche, baignoire et grand lavabo. La baignoire sur pied a été achetée pour une bouchée de pain. « Le revêtement intérieur était parfait mais il a fallu poncer l’extérieur ici et là, sourit Heleen. Quant au lavabo en béton, c’est le fruit d’un travail de groupe qui a mobilisé certains de nos amis. » La chambre d’Omar est située au deuxième étage, lequel s’est largement transformé en une grande pièce polyvalente qui sert actuellement de showroom. À l’arrière, au-dessus du vide, la salle de bains de l’ancien appartement a été transformée en kitchenette et petite salle d’eau avec W.-C. L’ancienne chambre est devenue une terrasse de toit où les propriétaires peuvent désormais profiter du dehors.

Finitions et récupération

Les propriétaires souhaitaient quelque chose d’un peu particulier pour la cuisine et la cour : un sol en mosaïques récupérées dans une église donne un cachet étonnant, tout en accentuant la connexion intérieur/extérieur. Dans la cuisine, le plan de travail est en marbre de Carrare, dont la partie évidée pour l’évier a servi à fabriquer une petite console où trône la machine à café. Les murs, uniformément blancs, sont égayés de multiples notes colorées : rideaux, œuvres d’art, tableaux, livres, poutres apparentes, mosaïques au sol…

Réalisation Omarcity

Texte Jos Segaert
Photos Luc Roymans

Découvrez le reportage complet dans Je vais Construire n°432.

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