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En image: Un jeu d’ouvertures et de perspectives

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Ou comment éviter l’effet massif d’un imposant parallélépipède blanc ? En opérant une légère cassure dans le volume, l’architecte Olivier Fourneau dédouble les façades et adoucit l’architecture naturellement inscrite dans les plis du terrain escarpé. Un savant jeu d’ouvertures et de perspectives donne vie à cette simple construction monolithique.

Pour accéder à la maison de Clara et Julien, il faut grimper le chemin d’accès abrupt creusé dans la colline où s’implante leur terrain boisé. L’enjeu du projet est assurément d’apprivoiser le terrain difficile. D’autant plus contraignant que la pente monte depuis la route vers l’arrière de la propriété, et que la parcelle à bâtir s’implante dans une cuvette, à mi-chemin entre la vallée de la Meuse et ses hauteurs. La solution ? Jouer avec les ouvertures et les perspectives.

Malgré les contraintes du lieu, sa situation convenait parfaitement au couple qui a fait confiance à Olivier Fourneau pour en tirer le meilleur parti. L’architecte a dessiné un volume simple, mais pas simpliste. Une habitation sur trois niveaux, pensée comme un belvédère pour s’adapter au terrain pentu et étroit. Le rez-de-chaussée partiellement enterré accueille l’entrée, adjacente au carport, ainsi que le bureau professionnel et les locaux techniques. Les pièces de vie s’installent au premier étage, en contact avec un bout de terrain nivelé à l’horizontale. Enfin, les espaces de nuit occupent le niveau supérieur.

Jeu de pliage

Le volume est imposant, certes, mais pas massif pour autant. Comment l’architecte a-t-il réussi ce tour de force ? En pliant le bâtiment ! Grâce à ce geste architectural judicieux, l’édifice apparaît plus léger et acquiert de surcroît un caractère unique. Le pli opéré dans le parallélépipède brise la longueur des façades et permet de créer pour ainsi dire deux façades avant et deux façades arrière.

De l’intérieur, ce léger twist offre également des perspectives inattendues. « Depuis la cuisine, on profite d’une agréable vue oblique à travers la fenêtre du salon, que l’on n’aurait pas si la façade était rectiligne », confirme la maîtresse de maison. L’attention portée aux ouvertures agit clairement comme fil conducteur. Plutôt que de multiplier les ouvertures, celles-ci sont traitées comme des entités globales qui percent le volume de base dans un geste à la fois franc et modeste. 

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Échappées belles

Pour éviter un sentiment de confinement lié à l’encaissement du terrain, de généreuses perspectives horizontales se dessinent au niveau des pièces de vie. « J’ai imaginé des perspectives très dégagées côté jardin, sans vis-à-vis, et de larges vues plus cadrées à l’avant, pour préserver l’intimité », explique l’architecte. Ces échappées donnent l’impression d’un espace plus grand, plus fluide, plus aéré. Même au niveau inférieur adossé au talus, l’ouverture vers le jardin au sommet de l’escalier éclaire et désenclave l’entrée. L’habitation se découvre d’ailleurs au gré d’un parcours parsemé de perspectives ouvertes vers l’extérieur, qui rythment la circulation verticale et animent tous les espaces. 

Réalisation Arch. Olivier Fourneau

Texte Marie Delooz
Photos Caroline Dethier

Découvrez le reportage complet dans le numéro d’avril de Je vais Construire (n°429)

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