Édito : L’immo à l’heure du digital

Édito : L’immo à l’heure du digital

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Non, le Covid-19 n’aura pas eu raison de la brique que le Belge a dans le ventre. Dès la réouverture des agences immobilières, le 11 mai dernier, le secteur a connu un très vif regain d’intérêt pour les visites in situ. Et c’est une bonne nouvelle !

L’analyse des chiffres de fréquentation des sites immobiliers en ligne montre que ceux-ci ont enregistré, en période de confinement, des pics de visites jamais atteints auparavant. En effet, pour beaucoup d’entre nous, le fait de rester à la maison durant de longues semaines a permis de prendre conscience que notre logement n’était pas toujours adapté à nos besoins. Espaces de vie trop exigus, absence de terrasse ou de jardin et impossibilité de s’isoler du reste de la famille constituent les griefs les plus récurrents. Dans ces différents cas de figure, déménager constitue souvent la solution la plus rationnelle. Et la recherche en ligne est la voie la plus directe et la plus pratique, surtout lorsqu’on ne peut faire autrement.

Connaître et rencontrer de visu les partenaires d’une transaction immobilière reste encore et toujours la meilleure manière de pouvoir compter sur un service personnalisé de qualité.

Toutefois, si la transformation digitale des entreprises a fait un énorme bon en avant grâce au Covid-19, la dépersonnalisation des relations dans une transaction aussi importante qu’un achat immobilier ne va pas dans le bon sens. La qualité du service peut clairement s’en ressentir. Car, sans vouloir généraliser, il n’y a pas que des « gentils » dans le monde de l’immobilier. Ainsi, bien avant que la crise sanitaire ne nous cloue à la maison, les pratiques du secteur n’ont pas toujours été exemptes de comportements abusifs ou frauduleux. L’IPI (Institut professionnel des agents immobiliers) révélait récemment avoir ouvert en moyenne un dossier par jour en 2019 à l’encontre de faux agents immobiliers. Dans la même période, l’ombudsman du notariat enregistrait plus de 1 000 plaintes à l’encontre des services prodigués par les études notariales. Malgré tous les progrès du digital, connaître et rencontrer de visu les partenaires d’une transaction immobilière reste encore et toujours la meilleure manière de pouvoir compter sur un service personnalisé de qualité.

Texte Éric Cloes, Rédacteur en chef

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