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Dialogue avec les arbres

Nouvelles maisons 4 façades

L'architecte Caroline Fontaine a choisi de s'installer en pleine nature : elle s'est construit une maison bioclimatique au milieu des arbres.

LIGNES DE FORCE 1. L’intégration de la maison dans son environnement. 2. L’absence de frontière entre intérieur et extérieur via les grandes ouvertures vers le jardin et les environs. 3. L’atmosphère chaleureuse de l’habitation due à l’utilisation du bois. 4. La cohérence dans le choix des matériaux. 5. La grande terrasse partiellement couverte, qui permet de profiter de la nature par tout temps.

ARCHITECTECaroline Fontaine

On se croirait au bout du monde. Pourtant, dans les faits, la maison de l’architecte Caroline Fontaine n’est vraiment loin de rien… Dans la commune d’Aywaille, à proximité de l’autoroute qui mène vers les Ardennes, à une demi-heure de Liège, mais en pleine nature.

« Construire ici m’a permis de rapatrier mon bureau d’architecture à la maison, bureau qui était jusque-là à Liège. C’est plus facile pour combiner ces deux aspects de ma vie : cela permet de faire des tâches quotidiennes durant la journée de travail et de profiter d’un cadre agréable. »

Décor environnant

« Ici, j’ai conçu une maison très simple, sans chichi. Le but, c’est d’aller à l’essentiel pour se faciliter la vie, en évitant l’entretien en général. Les matériaux sont bruts, on n’a pas peur de montrer les boulons. Tout est pensé pour profiter de la vie agréablement. »

Les matériaux ont été choisis pour leur intégration mais aussi pour leur capacité à vieillir naturellement, sans entretien. Les châssis sont constitués d’afzélia non traité. Et pour le bardage des façades, l’architecte a choisi un sapin rouge du nord autoclavé brun foncé. Un bardage ajouré pour donner une impression de légèreté, qui n’est donc qu’un habillage et ne joue aucune fonction isolante. S’il est teinté, c’est pour mieux s’intégrer au décor environnant.

Concrètement, la maison est composée de trois plateaux dégagés. Au rez-de-jardin s’implantent les bureaux de l’architecte. Partiellement enterré à l’avant de la maison, ce niveau est constitué de blocs de maçonnerie. Muni d’une entrée latérale indépendante qui contourne la maison, il pourrait, à terme, être transformé en appartement en relation avec le jardin.

Ossature bois

L’habitation elle-même s’implante dans un volume à ossature bois. L’étage situé au niveau de l’entrée reçoit les pièces de vie, et celui d’au-dessus, les zones de nuit. L’arrière est entièrement vitré sur toute la hauteur de la façade. Chaque niveau est muni d’une coursive d’1,2 mètre de large, qui joue un rôle de pare-soleil pour l’étage inférieur. En été, les rayons du soleil sont coupés par ce plancher débordant, tandis qu’en hiver, plus bas, ils pénètrent jusqu’au coeur de la maison.

La construction profite en outre d’une pompe à chaleur et d’un chauffage par le sol. Un feu ouvert dans le salon vient en appoint. Les chambres ne sont pas chauffées : elles profitent de la transmission de chaleur de l’étage inférieur. Panneaux solaires et photovoltaïques sont placés sur le toit et se combinent bien avec l’énergie produite par la pompe à chaleur. Une citerne à eau de pluie complète le tableau.

Léa Bierlin

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