‘Choisir le bon combat’

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Plébiscitées par de nombreux jeunes, parfois faute de pouvoir s'offrir une nouvelle construction, l'acquisition et la rénovation des maisons anciennes ont actuellement le vent en poupe.

Plébiscitées par de nombreux jeunes, parfois faute de pouvoir s’offrir une nouvelle construction, l’acquisition et la rénovation des maisons anciennes ont actuellement le vent en poupe.

Pourtant, à bien y regarder, la rénovation d’une maison n’a rien d’un long fleuve tranquille, ni d’un parcours financièrement avantageux. Si la rénovation peut séduire par ses possibilités de mélange des genres – un aménagement contemporain dans le respect des éléments typiques plus anciens donne souvent un résultat unique et personnalisé – ou par la liberté de réaliser les travaux par étapes, les coûts engendrés s’avèrent fréquemment plus importants que ceux d’une nouvelle construction, pour un résultat global parfois moins satisfaisant.

De nombreuses anciennes maisons méritent toutefois ce combat. Leur architecture intrinsèque ou leur intégration dans un contexte architectural et urbanistique de qualité sont des arguments suffisants pour justifier leur conservation et leur revalorisation. Mais beaucoup d’autres arrivent en fin de vie : les banales petites maisons ouvrières du début du XXe siècle et les villas les plus exubérantes des années 60 en sont les meilleurs exemples. Trop petites ou trop grandes, trop vétustes ou totalement inappropriées aux modes de vie actuels, elles exigent le plus souvent des budgets disproportionnés au regard de la qualité de vie qu’elles peuvent offrir. Il convient dès lors de se poser la question de leur survie.

Eric Cloes, rédacteur en chef

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