À cache-cache avec le soleil : la bonne protection solaire au bon endroit

Protection solaire

Pour qu’une protection solaire soit efficace, il faut la choisir en fonction de chaque fenêtre, en considérant l’orientation de celle-ci, sa surface, sa forme, son ouverture, l’accès pour l’entretien et la facilité d’utilisation.

Une fenêtre n’est pas l’autre

La première étape est de déterminer les fenêtres qui doivent être équipées d’une protection. Le bon sens en dispense les vitrages au nord et à l’est : au nord, il n’y a pas d’ensoleillement direct et, à l’est, le soleil est encore bas sur l’horizon et le risque de surchauffe limité. Au sud, l’énergie est maximale et le soleil est haut sur l’horizon. Le sud-ouest et l’ouest sont les orientations les plus sensibles : le soleil est toujours présent et sa hauteur plus faible le fait pénétrer profondément dans des locaux déjà réchauffés.

protection solaire

L. Brandajs/Atelier MW

Où placer la protection solaire ?

Pour lutter efficacement contre la surchauffe, il faut veiller à ce que l’énergie solaire ne puisse pas pénétrer dans l’habitation. La règle n° 1 qui en découle est évidente : une protection se place du côté extérieur ; son efficacité est quasiment nulle lorsqu’elle est placée à l’intérieur. Ce n’est pas sans raison que les procédures de calcul PEB attribuent par défaut une valeur d’efficacité de 50 % aux protections extérieures et de 10 % à peine aux protections intérieures. La pose d’un rideau ou d’un store intérieur, même opaque, ne résout jamais un problème de surchauffe. Pour être complet, il faut préciser que l’on peut aussi envisager une protection en position intermédiaire, sous la forme d’un store intégré à l’intérieur du double vitrage. L’efficacité d’un tel dispositif est assez moyenne – de 30 à 40 % –, et l’entretien et la réparation sont quasiment impossibles.

Commande manuelle ou automatique

Les protections solaires même les plus soigneusement choisies n’ont que peu d’intérêt si elles ne sont pas utilisées à bon escient. De fait, baisser un store en rentrant du travail à 18 heures n’aura pas d’effet sur la surchauffe créée pendant la journée. Une bonne protection solaire doit réagir automatiquement et sans délai aux conditions climatiques. Cela implique le placement de capteurs : un anémomètre contrôle la vitesse du vent tandis qu’une cellule solaire mesure l’intensité de la lumière du soleil. Dès que l’intensité du soleil est trop forte, le store s’abaisse ; dès que la vitesse du vent devient trop importante, il remonte instantanément pour éviter les dommages.

Texte Gérard Kaiser

Photo d’ouverture © Umbris

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