5 raisons d’opter pour un poêle à pellets

5 raisons d’opter pour un poêle à pellets

Énergie, Poêles et inserts

De manière générale, le chauffage au bois se porte plutôt bien. C’est particulièrement le cas pour les foyers à pellets, dont la technologie n’a fait que s’affiner ces dernières années. Voici 5 bonnes raisons de vous laisser tenter.

1. Facilité d’utilisation et autonomie

Si les foyers à bois de dernière génération offrent des rendements particulièrement intéressants, ils présentent néanmoins un inconvénient majeur par rapport aux systèmes à gaz et à pellets : l’obligation de les réapprovisionner régulièrement en combustible. C’est sans doute, en partie, ce qui explique le succès des appareils à pellets.

© Austroflamm/Fero

La « technologie embarquée » contribue pour sa part à la facilité d’utilisation des poêles et inserts à pellets, notamment grâce à leur allumage automatique. Il est également possible de régler la température à l’aide d’une commande à distance ou d’un thermostat d’ambiance. En outre, sur différents modèles, un programme hebdomadaire permet de paramétrer l’allumage ou l’extinction automatique du poêle. Dans quelques cas, la programmation peut même s’effectuer à distance, via smartphone ou tablette. Enfin, certains fabricants proposent des appareils pourvus d’un thermostat intégré qui réagit à la température ambiante et s’adapte automatiquement à la demande de chaleur.

Par ailleurs, charger le poêle est d’une simplicité enfantine. L’appareil dispose d’un compartiment de stockage et c’est de là que les pellets sont acheminés dans la chambre de combustion, grâce à une vis sans fin. Un chargement complet peut assurer le chauffage pour une demi-journée, voire une journée complète en fonction du type de foyer, de l’espace à chauffer et du niveau d’isolation de l’habitation.

Les foyers à pellets présentent aussi l’avantage de ne pas exiger de conduit de fumée : une évacuation par ventouse à travers le mur suffit. Attention toutefois aux traces de suie qui peuvent souiller le mur extérieur.

2. Rendement et puissance

Les poêles à pellets constituent sans doute, à ce jour, la technologie la plus aboutie en matière de chauffage au bois. Ils sont totalement autonomes, de sorte que l’on peut dire qu’ils fonctionnent comme de petites chaudières, tant du point de vue de la régulation que de l’alimentation.

Autre atout non négligeable de ces appareils : leurs rendements qui, pour les foyers de dernière génération, sont désormais supérieurs à ceux des meilleurs foyers à bois. Les foyers à granulés atteignent des rendements de l’ordre de 80 à 85 %, voire plus.

Reste à déterminer la bonne puissance pour un rendement optimal. Il en va d’un foyer à pellets comme de n’importe quel foyer à bois : il est important de choisir la puissance nominale adaptée à son logement (niveau d’isolation, volume à chauffer, localisation…), à l’usage que l’on veut faire de l’appareil (chauffage principal ou chauffage d’appoint) et aux attentes personnelles en matière de confort. 

3. Caractère écologique

Apparus aux États-Unis dans les années 1970, les pellets sont des granulés de bois cylindriques produits par compression des résidus de scieries et de menuiseries, sans additifs ni liants chimiques. Ce combustible est donc tout ce qu’il y a de plus écologique.

© Stûv

En revanche, s’agissant d’un dérivé du bois, la fumée produite par sa combustion est loin d’être positive pour l’environnement. On y retrouve en effet du monoxyde de carbone (CO), des oxydes d’azote (NOx), des hydrocarbures et des particules fines en quantités plus importantes que celles émises par les chaudières gaz ou mazout.

Ceci étant, tout comme les foyers à bois de dernière génération, les appareils à pellets sont désormais équipés de dispositifs qui permettent de brûler la quasi-totalité des gaz toxiques contenus dans les fumées, de manière à limiter au strict minimum les émissions de gaz à effet de serre. Avec des modèles performants, on estime que 0,5 à 1 % à peine des pellets brûlés se retrouvent sous forme de cendres dans l’atmosphère.

4. En avance sur les normes et réglementations

Une fois n’est pas coutume, la Belgique a devancé la réglementation européenne en publiant, dès le 12 octobre 2010, un arrêté royal réglementant les exigences minimales de rendement et les niveaux des émissions de polluants des appareils de chauffage alimentés en combustible solide. Ces exigences ont été appliquées de manière progressive en trois phases. Les exigences de la phase 3 sont d’application depuis le 12 octobre 2016 et seuls les appareils qui y répondent peuvent être vendus sur le marché belge.

© Paterno/Dutry & Co

Pour les appareils à granulés de bois, le niveau de rendement doit être égal ou supérieur à 85 % lorsque l’appareil fonctionne à sa puissance nominale. Ce niveau de performance est facilement identifiable. En effet, le marquage énergétique des systèmes de chauffage individuel au bois et aux pellets est obligatoire depuis le 1er janvier 2018 et prend la forme d’une étiquette semblable à celle qui accompagne nos appareils électroménagers depuis de longues années, ce qui en facilite la comparaison.

5. Prix stable du combustible

Si les bûches sont moins chères à l’achat, l’évolution du prix des pellets est plutôt favorable : elle est à la baisse depuis cinq ans et n’est nullement influencée parla situation géopolitique ou le cours du dollar. Le prix des pellets dépend essentiellement de la qualité des produits, du type de conditionnement, de la quantité achetée, de leur provenance et de la période d’achat.

Pour éviter toute mauvaise surprise en ce qui concerne la qualité des pellets, il est conseillé d’acheter des produits certifiés. Ceux-ci coûtent un peu plus cher mais permettent de réaliser des économies à long terme, notamment en raison de leur meilleur rendement.

En ce qui concerne leur conditionnement, les granulés sont généralement livrés en sac de 15 kilos. En moyenne, il faut compter 4,50 euros pour un sac de 15 kg, et de 235 à 295 euros pour une palette de 65 sacs. À noter que les tarifs sont dégressifs en fonction de la quantité achetée.

Enfin, on optera de préférence pour un producteur local et on pensera à acheter ses pellets en été, au moment où la demande est la moins forte.

Texte Admon Wajnblum — Ligne Bois

Photo d’ouverture © MCZ/Fero

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